samedi 21 décembre 2013

Relations auteurs - éditeurs : un dialogue difficile

Les relations qui unissent les auteurs et leurs éditeurs sont souvent complexes et difficiles.
Ainsi selon une enquête du SCAM (Société civile des auteurs multimédia) réalisée du 1er décembre 2012 au 8 février 2013 sur près de 1000 écrivains, 40 % des auteurs estiment que leurs relations avec leurs éditeurs sont non satisfaisantes et 15 % qu'elles sont même conflictuelles.
J’ai eu envie d’illustrer par l’exemple et par un petit dialogue imaginaire entre un auteur et son éditeur, la deuxième partie de cette constatation.
Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.


Lundi 4 novembre 2013 18:00

De : Auteur
À : Editeur

Objet : Participation à 2 salons : exemplaires de « Nom du livre » à prévoir
 
Bonjour,

Je vous informe que je participerai aux salons suivants :
- Salon du polar de « Ville de M » le « date »
- Salon du livre de « Ville de B » le « date »
Les libraires responsables devraient donc prendre prochainement contact avec vous (ou le distributeur) pour commander des exemplaires de « Nom du livre ». Lors du récent salon du livre de « Ville de S », le libraire m'a indiqué n'avoir reçu que 5 exemplaires pour 15 commandés. Heureusement, il avait conservé un petit stock de ma précédente dédicace.
Ce serait ennuyeux que pour les deux salons de décembre, je n'ai pas suffisamment de livres à ma disposition.

Bien à vous

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Lundi 4 novembre 2013 19h14

De : Editeur
À : Auteur

Objet : RE: Participation à 2 salons : exemplaires de « Nom du livre » à prévoir

Bonsoir,

Comment peut-on approvisionner un libraire dans les temps quand il passe sa commande en deçà des délais d’approvisionnement que par ailleurs il connaît puisqu’il a déjà travaillé avec nous ?
On se tue à longueur d’année à leur dire de passer leurs commandes 15 jours francs avant une manifestation afin de réimprimer en cas de stock insuffisant…..
Donc, si les libraires passent leurs commandes dans les temps, ils auront les livres dans les temps…..

Bien à vous

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Mardi 5 novembre 2013 10h09

De : Editeur
À : Auteur

Objet : RE: Participation à 2 salons : exemplaires de « Nom du livre » à prévoir

Pouvez-vous m’indiquer quelles sont les librairies qui approvisionnent ces deux salons afin que je vérifie qu’ils ont bien des comptes chez notre distributeur.
Bonne avancée votre présence à « Ville de M »…

Bien à vous

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Mardi 5 novembre 2013 23:05

De : Auteur
À : Editeur

Objet : Salon du livre de « Ville de B »

« Prénom Nom » est le libraire du salon de « Ville de B »
Son téléphone est le 06 XX XX XX XX
Son mail : prenom.nom@orange.fr

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Mardi 5 novembre 2013 23h42

De : Editeur
À : Auteur

Objet : RE: Salon du livre de « Ville de B »

Quelle est sa librairie ? dans nos fichiers on ne sait pas qui est le patron d’une librairie, par exemple pour la FNAC ou le groupement chapitre on n’a pas de nom de patron, ce dont j’ai besoin c’est du nom de la librairie pour vérifier si la librairie (et non pas Prénom Nom personnellement) est bien en compte pro chez mon distributeur.
Je ne vais quand même pas appeler ce monsieur pour lui demander le nom de sa librairie, hein ? J’ai mieux à faire de mes journées et j’imagine que lui aussi.
 
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Mercredi 6 novembre 2013 06:47

De : Auteur
À : Editeur

Objet : Re: Salon du livre de « Ville de B »

L'organisation ne m'a donné que son nom.
Je ne vais quand même pas appeler le libraire, j'ai mieux à faire que de gérer la distribution d'un livre.
C'est votre travail pas le mien. Vous pouvez lui adresser un mel si vous ne voulez pas téléphoner.

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Mercredi 6 novembre 2013 8h23

De : Editeur
À : Auteur

Objet : RE: Salon du livre de « Ville de B »
 
C’est vous qui vous plaignez lorsque les libraires n’ont pas assez de livres parce qu’ils ont passé leur commande trop tard…..
J’ai aussi mieux à faire. Je n’ai pas à recevoir de commentaires de votre part sur ce qui est mon travail ou ne l’est pas. Vous n’avez pas l’envergure qu’il faut.
Si vous n’êtes pas content, changez d’éditeur.

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Mercredi 6 novembre 2013 10:15

De : Auteur
À : Editeur

Objet : Re: Salon du livre de « Ville de B »

C'est le dernier qui dit qui l'est !

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Mercredi 6 novembre 2013 à 10h31 AM

De :Editeur
À : Auteur

Objet : Re: Salon du livre de « Ville de B »

Vous vous prenez pour qui ? Vous pensez peut-être vous adresser à une de vos copines ?Vous croyez peut-être que votre talent et votre immense réputation d’auteur à succès font que je vais vous accorder de l’importance ?
Enlevez-vous ces illusions, pour moi vous n’êtes qu’un écrivaillon pour qui j’ai déjà suffisamment consacré de temps.
Comme je le constate toujours, moins il y a de talent et plus il y a d’égo surdimensionné.
Cherchez d’ors et déjà un nouvel éditeur, dès que j’aurai vendu le stock constitué pour votre livre j’en cesserai l’exploitation et vous rendrai vos droits.
 
salutations

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Mercredi 6 novembre 2013 11h17 AM

De : Auteur
À : Editeur

Objet : Re: Salon du livre de « Ville de B »
 
Je vous en remercie par avance.

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Bon, la chute aurait pu être meilleure… Plus dramatique, violente ou sarcastique. Mais il m’a semblé que ce récit gagnait à rester sobre et prosaïque jusqu’au bout. Comme un reflet de la réalité.

Il ne me reste plus qu’à lui trouver un éditeur.

jeudi 19 décembre 2013

Brins d'Eternité numéro 37

En avant première française : la couverture du numéro 37 de Brins d'Eternité, revue canadienne, qui paraîtra en février 2014.
Au sommaire des fictions : Le lendemain, les journaux parleront de folie collective, de Pierre-Luc Lafrance ; Le son du hautbois, de Eve Patenaude ; Exodes, de Michel Pelini ; Je répare tout, de Yves-Daniel Crouzet ; Divergences, de Sébastien Chartrand.
Illustrations intérieures de Karine D. Tremblay et Tina Mailhot-Roberge.
Couverture de Nathalie Girard.

PS : une ou deux coquilles à corriger sur les noms de Grands Anciens (saurez-vous trouver lesquelles ?)

dimanche 15 décembre 2013

Les interviews de Radio Motus lors du salon du Polar de Montigny lès Cormeilles

Radio Motus interviewe les auteurs présents à la 16eme édition du salon du Polar, de Montigny Lès Cormeilles.
Liste des auteurs (dans le désordre) : Titwane, Christophe Carlier, Chris Costantini, Franck Thilliez, Thierry Robberecht, Olivier Norek, Bernard Minier, Yves-Daniel Crouzet, Jean Perney et Jean-Pierre Mocky (parrain du salon).

Ma pomme c'est à 22:00 de la partie 1.

Merci Anaëlle et à toute l'équipe de Radio Motus.

samedi 14 décembre 2013

Les trois Rois Mages du salon de l'imaginaire de Sèvres

Salon de l'imaginaire de Sèvres : toujours beaucoup d'auteurs et de passionnés, l'occasion de retrouver mes amis des éditions Sombres Rets (ici Cyril Carau), Franck Labat et plein d'autres, de regarder les superbes dédicaces de Philippe Caza.  

mercredi 11 décembre 2013

Rencontres de l'imaginaires de Sèvres 2013 SFFF

Les rencontres de l'imaginaire de Sèvres c'est déjà samedi !
J'y serai avec les copains de Sombres Rets.
Du beau monde comme d'habitude : Bordage, Caza, Curval, Genefort, Ligny, Sire Cédric, Siudmak... en tout plus de 100 auteurs.
J'emmènerai quand même mes trois polars mais c'est pas vraiment le lieu...
Vivement la sortie de mon recueil de nouvelles fantastiques en 2014 !

dimanche 8 décembre 2013

Salon du livre de Boulogne-sur-Seine 2013


Week end chargé : après Montigny-Lès-Cormeilles, Boulogne sur Seine !
Moins fructueux toutefois.
L'éditeur a retiré "Triades sur Seine" : couverture rouge profond et glacée. C'est beaucoup mieux !
Pas de "Mortelles attractions" présents cette fois.

samedi 7 décembre 2013

20000 vues au compteur !

Samedi 7 décembre 2013 22h14 :
 
20000 vues pour 172 articles et 330 commentaires !

Blacksad par Juanjo Guarnido au 16ème salon du polar de Montigny-Lès-Cormeilles

Extraits de planches, affiche et... intrus !


 


Blacksad au salon du polar de Montigny lès Cormeilles

 Succès phénoménal de Juanjo Guarnido
 

Finalement le libraire avait déniché les derniers exemplaires de "Mortelles attractions"
A côté de moi la charmante et talentueuse Ingrid Astier (Qui dessine aussi super bien !)

Extrait d'une planche originale de Guarnido (Sympa, non ?)

jeudi 5 décembre 2013

Une page est tournée


Après « Les fantômes du Panassa », c’est au tour de « Mortelles attractions » d’être épuisé. La page des Nouveaux Auteurs, mon premier éditeur, est ainsi définitivement tournée. Je ne dédicacerai donc plus que « Triades sur Seine » aux prochains salons de Montigny lès Cormeilles et de Boulogne sur Seine.
Ça fait pas riche... Vivement la sortie du prochain !

jeudi 28 novembre 2013

Cinq leçons à l'usage des écrivains débutants (SFFF)

C’est une chose que l’écrivain découvre très vite : une nouvelle peut-être refusée par un éditeur et acceptée par un autre. Le premier lui trouvera tous les défauts. Le second y découvrira des qualités que vous ne soupçonniez même pas.
(Leçon N° 1 : écrivains débutants ne vous laissez pas rebuter par un refus, soyez persévérants)

De même, une histoire que vous estimiez un peu faible, dans laquelle vous ne croyiez guère, fait tout à coup l’objet d’une belle unanimité – qualités stylistiques, originalité, etc – et, à votre grande surprise, elle sera retenue et publiée plusieurs fois.
(Leçon N° 2 : Vous êtes écrivains, pas éditeurs. Aux autres – éditeurs puis lecteurs – de jugez vos écrits)

Autre cas de figure, le plus frustrant pour l’auteur : la nouvelle que vous venez de terminer, que vous adorez – c’est même l’une de vos préférées ! –, ne plaît à personne et ne trouve pas preneur.
Pas de panique ! Quelqu’un, quelque part, finira par l’aimer et la sélectionner.
(Leçon N° 3 : restez confiants un bon texte n'est jamais perdu)
 
Bon...., si votre histoire est vraiment, vraiment, mauvaise... Eh bien, sachez que tout n’est pas perdu. Il reste une solution : rejoindre le petit monde des fans des littératures de l'imaginaire. Vous pourrez ainsi : 1) créer votre propre fanzine ou webzine et la publier ou, plus subtilement, 2) la proposer à un confrère qui l’éditera en échange de la publication de son texte dans votre propre revue. C’est là une chose courante. C’est bien normal de se rendre service entre génies méconnus, non ?
(Leçon N° 4 : soyez malins et pragmatiques)

Le microcosme des fans de SFFF se nourrit en effet de lui-même. Il est anthropophage et consanguin. Il suffit pour s'en assurer de regarder certaines biographies et constater à quel point le copinage est omniprésent. Ce comportement est plus particulièrement observable sur les salons spécialisés où les auteurs et les exposants sont plus nombreux que le public et constituent aussi l’essentiel des acheteurs : « Je t’achète ton livre, mais à charge de revanche, hein ? Tu achèteras le mien quand il sortira ! » 
(Leçon N° 5 : choisissez bien vos amis et constituez-vous un réseau)
 
Vous voyez ce n'est pas très difficile de devenir écrivain !

vendredi 1 novembre 2013

La plus grande ruse du diable


Hé, hé ! ça commence à prendre forme. A infuser...
J'y travaille en tout cas : 17 nouvelles retenues au premier tour, dont un bon tiers inédites. Environ 400000 signes de fantastique pur jus, d'horreur et aussi d'humour noir (on ne se refait pas !).
Les corrections vont bon train. Ça fait tout drôle de retrouver mes vieux textes avec les souvenirs de lieux, de personnes, d'émotions..., qui vont avec.
Je suis ravi que Benoît ait décidé d'offrir une seconde vie à ces histoires devenues introuvables.
Je ne manquerai pas de vous donner plus de détails au fur et à mesure de l'avancement du projet.

samedi 26 octobre 2013


Fête du livre de Saint-Etienne 2013 : un succès malgré l'absence
des "Fantômes du Panassa" épuisé chez l'éditeur

« Les fantômes du Panassa » épuisé !

« Les fantômes du Panassa » est donc épuisé. Un rapide tour sur divers sites de vente en ligne m’a confirmé qu’il était effectivement indisponible chez l’éditeur.
Est-ce ainsi que les livres meurent ? (et mes droits d’auteurs aussi !)
J’ai contacté mon ancien éditeur des « Nouveaux Auteurs » qui m’a expliqué que les ventes de l’ouvrage, trois ans après sa sortie, étaient désormais trop faibles pour justifier un nouveau tirage.
On ne trouvera donc bientôt plus « Les fantômes » que d’occasion, chez les bouquinistes, sur Ebay, Priceminister, Le Bon Coin et dans les vides-greniers…
Pour ceux qui le possèdent déjà, gardez-le précieusement. Sait-on jamais dans 15 ans (20 maxi !), il vaudra peut-être une fortune.
Pour ceux qui n’aiment guère chiner ou respirer le vieux papier, il reste la version électronique des « Fantômes… » qui même si elle est un peu (très) chère, prolonge la durée de vie du livre.
Il reste encore quelques exemplaires disponibles sur Amazon (2 ex) et sur Fnac.com (1 ex).

Dépêchez-vous de l'acheter, bientôt il n’y en aura plus !

jeudi 24 octobre 2013

Carnet de retour au pays natal (samedi)

Le lendemain, c’est du pas lourd du condamné et plus de celui du conquérant, que je revins au salon. Vertige. Mon nom ne figurait même plus – blanc sur rose – au fronton du stand de la Librairie de Paris.
« Ta déroute est complète » songeai-je, abasourdi.
La mine défaite, je tournai les talons pour aller me pendre, lorsqu’une main douce mais ferme m’agrippa le bras « C’est par ici, Monsieur Crouzet ! » Un sourire amical accompagnait ses mots et au-dessus de celui-ci un nez mignon et de magnifiques yeux bleus. « On vous a changé de place. » Un peu ragaillardi, je remis à plus tard mon projet de pendaison et suivis la délicieuse hôtesse jusqu’à ma nouvelle chaise et, surtout, une table où figurait une superbe pile de mon petit dernier « Triades sur Seine », grâce auquel j’avais de haute lutte gagné le droit de participer à cette édition 2013 de la Fête du Livre de Saint Etienne. J’adressai un merci au ciel et surtout à Isabelle qui s’était levée aux aurores (A l’heure, etc) pour exhumer des entrailles de la Librairie de Paris, les volumes préventivement cachés. Certes, je ne disposais pas des « Fantômes du Panassa », ce fer de lance de mes ventes stéphanoises, cet attaquant de pointe capable de percer les défenses des lecteurs foréziens, mais j’allais au moins pouvoir défendre l’honneur de son petit frère.
Je m’assis et, sans tarder, commençai à haranguer la foule de plus en plus nombreuse. J’eus tôt fait de comprendre qu’on ne vend pas (Oh, le vilain mot !) un roman à suspense auréolé d’un prix national dont l’action se déroule dans la ville même où se situe le salon, de la même façon que les confessions d’un repris de justice parisien, surtout lorsqu’on est inconnu ou presque. (Plus loin, Michel Drucker et ses gardes du corps, Bernard Pivot, Nelson Montfort ou Jean-Pierre Pernaut ne semblaient pas avoir les mêmes problèmes. La file d'attente devant eux était interminable. Sans doute leurs ouvrages ne parlaient-ils pas de tueurs psychopathes !) Dieu merci, ma faconde naturelle, mon bagou de bonimenteur de foire, mon humour bon enfant, s’ils indisposèrent mes voisins de gauche, attirèrent à moi une petite foule de curieux qui ne demandait qu’à se laisser convaincre.
Ce que j’aime avec le Salon du Livre de Saint Etienne, c’est que les visiteurs ne viennent pas seulement se promener pour tuer un après-midi comme sur certains salons. Ils viennent aussi ACHETER (même si plusieurs m’ont indiqué que, crise oblige, ils avaient dû restreindre leur budget) et PARLER avec les auteurs. Echanger leurs coups de cœur littéraires, s’enquérir du processus de création d’un livre, commenter vos précédents opus… Bref, on ne s’y ennuie pas une seconde !
Et c’est bien là l’intérêt principal des salons : rencontrer les lecteurs, recueillir leurs retours. (Même si le nombre de ventes est important, ne nous voilons pas la face. Mais il s’agit des deux faces d’une même médaille car pour qu’il y ait des commentaires, il doit y avoir des ventes au préalable). C’est l’un des rares moments où l’auteur est en contact avec son public. Occasion d’échanger et de recevoir un avis en toute impartialité (celui de ma mère est important, mais est parfois un peu subjectif). Quand ces avis sont positifs, que votre interlocuteur a pris un réel plaisir de lecture, quel bonheur !
Je suis conscient qu’il s’agit-là d’une satisfaction nombriliste et un peu futile, mais un individu qui a le toupet de soumettre sa prose (sa peinture, sa chanson…) à l’avis d’inconnus n’est-il pas nécessairement un brin narcissique ?

PS : Encore un grand merci à l’équipe de la Librairie de Paris et surtout à Isabelle, qui ont fait que ce retour au pays natal a été pour moi un plaisir !

lundi 21 octobre 2013

Carnet de retour au pays natal (vendredi)

Les retours au pays ne sont pas toujours triomphaux. On s’imagine arpenter la voie royale – plus prosaïquement la Grande Rue dans le cas de Saint-Etienne – pavée de pétales de roses, sous les ovations d’une plèbe enthousiaste, la tête ceinte d’une couronne de laurier, or on titube sous le poids de son sac à dos, dans l’indifférence générale, sous un ciel d’octobre, la nuque raide et le front moite.
Après un voyage en compagnie de l’ineffable Nelson « Jésus » Monfort, je retrouvai les rues de mon enfance, celles-là mêmes foulées par Christophe Chalier, mon héros des « Fantômes du Panassa ». J’arrivai sous le grand chapiteau de la Place de l’hôtel de ville et me dirigeai aussitôt vers le stand de la Librairie de Paris (LdP) qui une nouvelle fois m’accueillait. Là, j’eus la désagréable surprise de découvrir qu’aucune foule impatiente ne m’attendait en scandant mon nom et en chantant des cantiques et des louanges à ma gloire.
Sur la table, juste en dessous de mon nom écrit en blanc sur rose, étaient posés quelques livres qui provoquèrent une brusque accélération de mon rythme cardiaque. En effet, il n’y avait là qu’une poignée de « Mortelles attractions », mortellement esseulés. Où donc étaient mes deux autres opus, ces chefs d’œuvre intemporels, ce socle inébranlable sur lequel j’entends bien bâtir toute mon œuvre future ? Je m’en enquerrai poliment mais fermement à Isabelle, l’efficace, toujours disponible, charmante et sympathique représentante de la Librairie de Paris (Je vous assure qu’Isabelle regroupe toutes ces qualités et bien d’autres, ce qui est excessivement rare chez une fe… un être humain) Avec un petit sourire navré, elle m’apprit, d’une part, que « Les Fantômes du Panassa » étaient épuisés et, d’autre part, qu’elle n’avait pas reçu sa commande d’une quinzaine d’exemplaires de « Triades sur Seine ». Après quelques borborygmes de circonstance, je me tournai hagard vers la maigre pile de « Mortelles attractions » dont mon cher public allait devoir se contenter. Quelle affreuse situation ! Quelle tragédie !
Dieu merci, Isabelle est une femme prévoyante (Encore une qualité ! Elle est incroyable, non ?) : elle avait gardé une douzaine d’exemplaires de « Triades sur Seine » de mon précédent passage à la LdP. Le problème, murmura-t-elle, c’est qu’elle ne savait pas où elle les avait rangés. Elle me promit cependant de se lever à l’aube à l’heure ou blanchit la campagne, le lendemain, pour les retrouver.
Plus inquiet que rassuré, l’oreille basse et le moral davantage encore, j’appelai un ami et noyai avec lui ma déception dans l’alcool et la pizza aux anchois. Quelques heures plus tard, ivre de Chianti, je sombrai dans un sommeil agité, peuplé de fans en colère qui, privés de leur ration de nouveauté, menaçaient de me lyncher ou d’écrire sur mon corps un énième « Livre de sang ». J’en émergeai en hurlant le samedi matin, le visage marqué par mon oreiller et non pas par une plume vengeresse, avec la certitude que la journée qui débutait ne pouvait être qu’abominable !
(A suivre)

samedi 12 octobre 2013

Carnet de retour au pays natal (version 2013)

Cette année, après deux ans d’absence, je participerai à nouveau à la fête du livre de Saint-Etienne. Une manifestation qui m’a apporté de magnifiques souvenirs lors de la sortie de mon premier roman « Les fantômes du Panassa ».
Etre assis aux côtés d’écrivains reconnus tels que Tahar Ben Jelloun ou Franck Thilliez, était magique et inespéré pour le débutant que j’étais. Je me sentais dans la peau d’un imposteur. Timide et emprunté (je le suis toujours) et je n’osais pas me mêler aux autres auteurs.
Le public était charmant (AOC stéphanoise garantie !) et très bien disposé à l’égard d’un livre dont l’action principale se déroule à Sainté. Quelle ambiance le samedi ! Les gens jouaient des coudes dans les travées pour arriver jusqu’à nous. On aurait pu croire qu’on distribuait gratuitement nos livres au lieu de les vendre !
L’année suivante, j’y présentais mon deuxième ouvrage « Mortelles attractions ». La manifestation fut ternie par une grève des trains (expression curieuse, s’agissant de la grève de leurs conducteurs !). De nombreux auteurs n’arrivèrent jamais en ville et ceux qui y parvinrent n’avaient qu’une idée en tête : en repartir ! Les cordons de la bourse municipale avaient aussi été resserrés. J’entendais les vétérans évoquer le bon vieux temps où la Fête du Livre de Saint-Etienne était le 3ème événement de ce type après Paris et Brive.
J’y reviens en 2013 avec "Triades sur Seine", mon petit dernier sorti en mars dernier aux Editions Ex-Aequo. La Libraire de Paris, qui m’a toujours soutenu, m’accueille une nouvelle fois à son stand. Que ferais-je sans eux ?
La sélection des auteurs a cette année été encore très sévère et c’est en faisant jouer la carte de l’auteur local que j’ai pu obtenir mon ticket d’entrée. Tout à coup je me sens dans la peau de Christophe Chalier mon héros des « Fantômes… », le fils du pays qui revient dans sa ville natale. Mais chez moi pas de regret ! Je suis ravi d’y revenir même par la petite porte, même pour un jour au lieu de trois (alors ne me manquez pas : ce sera le samedi 19 octobre 2013) pour défendre mes titres et retrouver mon public (Nota : mon coach en communication s’occupe aussi de joueurs de football !)
Cette fois encore j’espère que le public viendra nombreux et que je ferai de belles rencontres.
Bien évidemment, je ne manquerai pas de vous faire un petit debriefing à mon retour !

(Photo : Université de Saint-Etienne)

lundi 30 septembre 2013

Le retour des "Fantômes du Panassa" ou "La nostalgie camarade" dans K-libre !

Extrait de la chronique de Laurent Greusard pour K-libre le site du polar, sur "Les fantômes du Panassa" :

Yves-Daniel Crouzet décrit avec soin et restitue avec conviction un mélange entre le réalisme des situations contemporaines et une sorte de brouillard qui nimbe le texte, qui l'éclaire de manière fantastique, un fantasmatique dilué, à l'instar de cette scène centrale sur le kidnapping de l'enfant où lentement les monstres surgis du flou deviennent des hommes déguisés et masqués, où les légendes urbaines d'un monstre dévoreur deviennent les sinistres magouilles d'un promoteur pédophile. Du coup, Les Fantômes du Panassa s'ancrent quelque part entre Stephen King et Dennis Lehane dont l'auteur s'est inspiré pour décrire de manière acérée l'obligation de se retourner sur son passé pour y découvrir ses propres peurs, ses propres failles, et essayer d'y remédier afin de continuer à vivre en pouvant se regarder dans une glace. Sous prétexte que Saint-Étienne est moins glamour que Boston ou le Maine, le lecteur pourrait passer à côté d'un roman intéressant, bien mené, où la question du passé, de la transmission, des fautes des pères et des rachats des fils forment une trame mélancolique sur un récit bien troussé.

A retrouver dans son intégralité ici

samedi 28 septembre 2013

Géante Rouge avec ma nouvelle "Le démiurge"


Après une longue attente Géante Rouge est enfin arrivé dans ma boîte aux lettres. Compact et bourré à craquer de nouvelles, le magazine est superbe avec ses presque 200 pages (pour 11 euros).

Le sommaire des récits est le suivant :

Gulzar Joby, Gwendolyne [s]
Léo Lallot, Retour sur Garymante
Michel Grange, Le chat de monsieur Grodingo
Nicolas Lefebvre, Chrysalide
Frédéric Gaillard, Mimétisme
Marc Oreggia, Vega's bizarro
Tom Haas, Qui connaît, qui a vu ?
Yves-Daniel Crouzet, Le démiurge
Hugo Van Gaert, Une bibliothèque qui crashe
Didier Reboussin, Wannsee
Laurent Gidon, Lueurs d'Albaretian
Philippe Molé, La rencontre
Thomas Geha, Psychindus
Thomas Geha, Elle(s)
Olivier Gechter et Sandrine Scardigli, Cent pour cent pur cuir
Denis Roditi, Acrobolis
Jean-Pierre Guillet, Même un enfant saurait s'en servir
 
Je vous rappelle que Géante Rouge ne paraît qu’une fois par an. Alors n’attendez pas le prochain numéro !

dimanche 8 septembre 2013

C'est la rentrée... littéraire

– Bonjour Yves-Daniel Crouzet, c’est la rentrée il paraît… Quoi de neuf ? Des projets ?
– Plein ! Septembre, plus encore que la nouvelle année, c’est le moment des grandes résolutions.
– Parmi lesquelles faire du sport, maigrir et aller aux spectacles, je suppose ?
(Rire)
– Bien sûr, mais pas que ! J’ai plusieurs projets sur le feu.
– Lesquels ?
– Parmi les principaux : finir le roman sur lequel je travaille et finaliser un best-of.
– Vous vous lancez dans la chanson maintenant ?
(nouveau rire)
– Non, même si j’ai toujours rêvé d’être chanteur dans un groupe de heavy metal. J’écris depuis 2005. J’ai environ soixante-dix nouvelles à mon actif. J’en ai publié une quarantaine en France et au Canada. Un éditeur a souhaité rééditer mes meilleurs textes fantastiques accompagnés d’inédits. J’ai dit oui, bien sûr.
– La consécration, donc ?
– Ou un enterrement de première classe, ah ah ! En tout cas, j’ai trouvé que c’était une bonne occasion de remettre à disposition du public des histoires devenues introuvables.
– Quel sera l’éditeur du recueil ?
– Pas de nom, s’il vous plaît ! Tout ce que je peux vous dire c’est que c’est une petite maison d’édition qui a déjà publié Ramsey Campbell, Ian Watson, Jean-Pierre Andrevon mais aussi des nouvelles et dossiers intéressants sur Richard Matheson, Dean R Koontz ou Stephen King.
– Rien que ça ?
– Oui. On peut être petit et ambitieux !
– Et ce nouveau roman ? Encore un polar ?
– Non. J’ai décidé de renouer avec le fantastique. Mon genre de prédilection. Il y sera néanmoins question d’assassins en série, on ne se refait pas, mais aussi de fantômes… amoureux. Y’en a marre des vampires et des morts-vivants !
– A qui le dites-vous ! Le titre ?
– J’ai toujours eu un problème avec les titres. Après « Les fantômes du Panassa » que pensez-vous du « fantôme de Belleville » ?
– Heu… moyen.
– Mouais, c’est bien ce que je pensais.
– J’en déduis que l’action se déroulera à Paris.
– Vous êtes perspicace.
– Et vous moqueur. Des salons en perspective ?
– Oui, je serai à la Fête du livre de Saint-Etienne en octobre prochain et au salon du polar de Montigny les Cormeilles en décembre. Et dans la lune la plupart du temps.
– Très drôle ! Un mot sur votre actualité immédiate ?
– Un mot c’est insuffisant mais je peux peut-être m’en tirer avec deux ou trois phrases. La publication de nouvelles chez Géante Rouge, Brins d’Eternité et AOC. Si tout se passe bien tout ça devrait sortir avant la fin de l’année. J’attends aussi des réponses pour divers AT. On a parfois de bonnes surprises en ouvrant sa boite mail.
– Moi, je ne reçois que des spams !
– On a les messages qu’on mérite !
– Mmmm. Eh bien, c’était un plaisir de converser avec vous, Yves-Daniel Crouzet.
– Pour moi aussi. Au revoir et à bientôt.
– Pas sûr !
– Comment ?
– Non, rien.
clic

vendredi 6 septembre 2013

Fête du Livre de Saint-Etienne / salon du polar de Montigny-lès-Cormeilles

Après deux années d'absence, je renoue avec deux très beaux salons :

- Fête du livre de Saint-Etienne (octobre)
- Salon du polar de Montigny-lès-Cormeilles (décembre)

J'y dédicacerai bien sûr mon roman stéphanois "Les fantômes du Panassa", mais aussi le parisien "Triades sur Seine" et le très noir "Mortelles attractions".

Plus de détails prochainement.

samedi 3 août 2013

"Géante Rouge" : un premier pas vers "Galaxies" ?

Géante Rouge est une revue annuelle qui privilégie la science-fiction même si elle publie parfois du fantastique. C'est aussi la petite sœur de la revue Galaxies strictement spécialisée quant à elle dans toutes les SF, qui a connu plusieurs vies et fortunes. GR est aussi l'antichambre ou la porte d'entrée de Galaxies. En gros, si votre texte est très bon, il passe au comité de lecture de Galaxies.
J'en déduis donc que mon texte n'était pas assez bon pour Galaxies ou... que ce n'était pas de la SF. Ou les deux.
"Le démiurge" est-il d'ailleurs de la SF ? Pas sûr. Lorsque je l'ai écrite il y a longtemps (dans une autre galaxie...) j'avais qualifié cette histoire de SF ésotérique (ou alors d'anticipation fantastique, à moins que ce ne fut de fantasy allégorique, allez savoir!). Bref, un nouveau texte inclassable dans la longue série de mes textes inclassables. Comme toujours chez moi l'inspiration du moment commande et elle est protéiforme et souvent contrariante.
Je ne sais plus très bien de quoi parle cette nouvelle. Il y est question de tours vertigineuses - véritables mondes à part entière -, d'escaliers interminables, de prêtres fanatiques, d'un Créateur mystérieux, d'un rebelle flamboyant et vindicatif, d'apocalypse et de renouveau.
En attendant de me voir au sommaire de Galaxies (ça va être dur car je n'écris qu'exceptionnellement de la SF), je vous propose donc de découvrir "Le démiurge".
Plus de détails ici (attention la téléportation est immédiate !)

lundi 8 juillet 2013

"Mauvais choix" dans Lanfeust Mag n° 166 Juillet-Août 2013

Couverture de Alessandro Barbucci & Nolwenn Lebreton

Lanfeust Mag N° 166 spécial été 2013


Ce n’est pas tous les jours qu’on accroche une nouvelle revue à son palmarès. Une revue qui rémunère ses collaborateurs, c’est encore plus rare. Lorsqu’elle est française, c’est même exceptionnel !
Ce mois-ci (« ces mois-ci » devrais-je dire puisqu’il s’agit d’un numéro double spécial été) c’est Lanfeust Mag qui m’accueille. C’était la première fois que je leur adressais des textes car ils ont un cahier des charges précis : le texte doit faire entre 15 000 et 25 000 signes, appartenir aux genres de prédilection de Lanfeust Mag (héroïc-fantasy, science-fiction, fantastique), s’adresser à un public plutôt jeune et, of course, un brin d’humour est souhaité.
Pas question donc de leur soumettre un texte avec un psychopathe pédophile amateur de sévices corporels.
En décembre 2012 je leur avais envoyé deux nouvelles qui me paraissaient répondre au cahier des charges. Le comité de lecture a retenu l’une d’entre elles, « Mauvais choix » écrite en novembre et décembre 2012.
« Mauvais choix » c’est l’histoire d’un richissime et méchant vieillard qui ne veut pas mourir et qui est prêt à tout pour échapper à la grande faucheuse. Lorsqu’il découvre un mystérieux manuscrit tibétain évoquant la transmigration des âmes, il se dit qu’il a enfin trouvé la solution, sauf que…
Du fantastique à l’ancienne, largement inspiré des bandes dessinées horrifiques que je lisais quand j’étais enfant, avec une vraie chute. Les amateurs de « Tales from the crypt », « The vault of horror » et autres EC comics apprécieront sûrement.
Lanfeust Mag étant distribué à environ 30000 exemplaires, je peux donc dire sans risque de me tromper qu’il s’agit pour moi de la plus grosse diffusion d’un de mes récits !
Va y avoir du Crouzet sur les plages !

vendredi 5 juillet 2013

Sommaire du Lanfeust Mag N° 166 spécial été 2013

Ici se cache une de mes nouvelles !

Just for fun !

J’aime écrire des nouvelles, vous le savez. Je l’ai dit et répété.
J’aime surtout écrire des histoires frivoles. Par frivoles, je veux dire légères et agréables à lire. Pas prise de tête. Du type de celles que je lisais quand j’étais gamin (dans l’admirable série « Les meilleurs récits de…. » proposée par Jacques Sadoul), que je terminais souvent avec un sourire amusé sur les lèvres. De celles qui ne changent pas votre vie, mais qui vous laissent après leur lecture un subtil parfum, une rémanence de bonne humeur.
L’époque actuelle n’est malheureusement pas à la légèreté et à l’insouciance. Les sujets doivent être lourds et sérieux. Les auteurs doivent retrousser leurs manches pour aborder les problèmes de la société. Pas question d’être primesautier à l’heure des délocalisations, du chômage, du réchauffement climatique, des affaires, du mariage pour tous...
Mouais… Bof.
L’actualité nationale et internationale, je la subis tous les jours. Les faits divers horribles dont se gargarisent les médias seront toujours pires que ceux que j’écris. Je ne tiens pas à rivaliser !
J’ai besoin d’oxygène. De gaz hilarant !
Enfant réservé et solitaire, c’est déjà ce que je recherchais dans les récits de SF : l’exotisme, le merveilleux, l’aventure, l’Ailleurs… Maintenant que j’écris c’est toujours ce que je recherche : me divertir, me surprendre, m’amuser. Et entraîner le lecteur dans mon sillage.
Alors oui, mes textes n’ont souvent d’autres prétentions que de distraire, certains éditeurs pensent que ce n’est pas suffisant. Parfois, parce que j’ai mes humeurs moi aussi, j’écris des histoires plus sombres, plus « adultes ». Mais même dans mes textes les plus violents, il y a toujours un peu d’humour et de second degré. Une ironie sous jacente qui signale au lecteur que tout ça ce n’est pas bien sérieux, que c’est de la frime. Juste pour s’amuser. Un tour de magie pour égayer notre triste quotidien.
Je laisse aux journalistes le soin de nous interpeller, de nous alarmer, de nous édifier, de nous terrifier.
Moi, je n’écris que de la fiction récréative.
Les Américains ont un mot pour cela : « entertainment ».

lundi 1 juillet 2013

Ces éditeurs qui ne répondent pas à l'envoi de manuscrits.

J'ai soudain réalisé ce matin qu'un certain nombre d'éditeurs n'avait jamais répondu à l'envoi de mon roman "Triades sur Seine" (alors encore baptisé : "Le samouraï déglingué").
Il m'a semblé intéressant de les citer ici, même si cela ne préjuge pas de réponses ultérieures (j'ai bien reçu une fois une réponse négative à un manuscrit envoyé 4 ans plus tôt !)

Ces éditeurs sont les suivants :

- La manufacture de livres (manuscrit envoyé en version électronique le 31/01/2012)
- Editions Nuits blanches / Editions du Polar /Polar en poche (manuscrit envoyé en version électronique le 31/01/2012)
- La tengo (manuscrit envoyé en version papier le 23/01/2012)
- Editions Céléphais (manuscrit envoyé en version électronique le 20/03/2012)
- Le Passage (manuscrit envoyé en version papier le 22/12/2011)
- Moisson Rouge (manuscrit envoyé en version papier le 23/02/2012 et non réclamé à la Poste)

Vous noterez qu’il s’agit souvent de petites structures qui doivent recevoir beaucoup de manuscrits et ployer sous la charge. Elles sont donc tout excusées.
Pas sûr, néanmoins, que je leur envoie mon prochain bouquin !

lundi 24 juin 2013

Attente et déception

J'ai enfin reçu la réponse de la revue québécoise Alibis, suite à l'envoi de trois nouvelles policières en janvier dernier :
" (...) le comité de lecture n'a pas retenu tes nouvelles. Voici l'explication, toute simple : tes nouvelles ne sont pas mauvaises. Mais, elles ne sont pas assez bonnes, étant donné le niveau des textes que nous avons publiés de toi précédemment. En résumé : ces textes ne sont pas à la hauteur de ton talent.
Pour "Le Test", l'idée du test tordu est intéressante, mais le dénouement est décevant, et très prévisible.
Pour "Art moderne", là aussi c'est un peu du déjà-vu, et le traitement ne le rend pas original.
Personnellement, j'avais un petit faible pour "Le Fantôme et l'enfant", mais cette nouvelle ressemble plutôt à une amorce de nouvelle. Mon avis à moi, c'est que le point de vue hésite encore entre l'enfant et l'adulte abuseur. Bref, il y a un goût d'inachevé."

"Ces textes ne sont pas à la hauteur de ton talent". Une bien belle façon de m'envoyer dans les cordes. Bref, je suis sonné mais souriant. C'est déjà ça.
Comme je ne suis pas rancunier (je n'en ai pas les moyens !) je leur ai aussitôt envoyé un autre texte. Je l'aime beaucoup celui-là. Le point de vue, s'il n'est pas inédit, me semble particulièrement rare et intéressant. Bon, la fin est classique, pas de twist, mais c'est l'inspiration qui commande chez moi au détriment du calcul.
J'espère que le comité de lecture la trouvera quand même "à la hauteur de mon talent !"
Réponse dans... six mois ?

mercredi 19 juin 2013

K-Libre le site du Polar chronique Triades sur Seine !

Du rififi dans le XIIe

Il fut un temps, pas meilleur, juste différent, où le polar était encore un mauvais genre non récupéré relégué aux halls de gare (et, accessoirement, avait des chiffres de vente à faire rêver les usineurs de thrillers industriels), une littérature populaire où régnaient les Peter Randa, Mickey Spillane et autres Frédéric Dard. D'où ce texte qui eut fait les beaux jours de la collection "Spécial Police", arrivant juste à temps pour le grand retour du style dur-à-cuire. Le décor des mafias chinoises a été peu utilisé dans le genre (On pense au également très série B — dans le bon sens du terme — Scooter triades de Patrick Mercado), et donne un certain cachet à l'histoire.
Selon une tradition bien établie, notre narrateur nous raconte son histoire tant bien que mal sur un banc de parc où doit se clôturer son histoire. Et Vincent "Vince" Arnaud n'a pas eu la vie facile...

La suite de la chronique est ici !

jeudi 13 juin 2013

Fêtes des pères à Saint-Etienne (et ailleurs)

Dédicaces, le samedi 15 juin de 10h à 12h et de 14h à 17h
à la Librairie de Paris de Saint-Etienne

Là, c'est encore vide mais samedi il va y avoir un monde fou
(Eh oui, c'est la veille de la Fête des pères !)

vendredi 31 mai 2013

Personne n'est entièrement satisfait de la réussite d'un ami.

Vendre son livre lorsqu'il n'apparaît pas dans les bacs des librairies, lorsqu'il ne bénéficie pas de promotion, relève de la gageure.
Tout le monde dit qu'il faut créer le buzz, faire parler de soi sur le net. Pas évident sauf à traiter d'un sujet polémique ou d'assassiner un membre d'une minorité quelconque à coup de bouquin !
Si je regarde bien, les trois cinquièmes de mes amis FB sont eux-mêmes auteurs. Ce n'est donc pas sur eux (sauf exception) qu'il faut compter pour acheter mes livres. Ils ont déjà suffisamment de mal à se faire publier et à vendre les leurs !
Un cinquième de ces amis appartient à des connaissances qui ne lisent pas (ils jouent généralement aux jeux dont nous inonde FB).
Quand aux autres... je ne les connais même pas. Et c'est réciproque.

Alors que reste-t-il ? Les amis et connaissances du monde réel. Mieux vaut avoir beaucoup d'amis et de connaissances. Beaucoup de collègues de travail avec lesquels vous vous entendez bien. Une famille nombreuse et… recomposée. Appartenir à des clubs sportifs, littéraires, de pétanque (non, pas de pétanque !)... Etre inscrit sur "Copains d'avant", sur "Meetic", etc.
Parmi ces connaissances, il y a ceux qui achètent votre livre en vous donnant l'impression de vous faire l'aumône ("C'est bien parce que c'est toi !"). On voit que ça leur fait mal au ventre de mettre la main à la poche. Ils se sentent presque obligés. Ce sont pourtant les mêmes qui se précipitent pour acheter les best-sellers ultra-médiatisés pour pouvoir dire avec la meute au moment de l'apéro "J'ai lu le dernier (à vous de compléter) ! C'était... heu... bof !"
Il y a aussi les amis/connaissances qui n'ont pas compris que pour un auteur, vendre son livre c'est le signe de la  reconnaissance de son travail et qui tout fiers vous déclarent "Ouais, je l'ai lu. Je l'ai prêté plusieurs fois !" On découvre alors que le cuistre l'a prêté à toute sa famille en disant "Tiens lis ça, c'est un copain/neveu/beau-frère/collègue qui l'a écrit !"
Souvent, ils pensent qu'un auteur ramasse le pactole pour chaque roman.
Pour faire simple, un auteur lambda touche en gros un euro par livre vendu après impôts. Un livre qui ne bénéficie d'aucune publicité a autant de chance de se vendre qu'un radiateur électrique en plein Sahara. Cinquante, cent..., miracle : deux cents exemplaires vendus ! Le calcul est simple et vous comprendrez que ce n'est pas en étant écrivain qu'on se fait du gras ! Je touche plus d'argent en vendant UNE nouvelle à certaines revues qu'en vendant un livre pendant UN an !

"Il faut faire des salons, des dédicaces dans des librairies!", me direz-vous. Ah ! Ah ! En région parisienne, les libraires vous rient au nez et ils ont bien raison. Il faut être un poids lourd de l'édition pour drainer un peu de monde, et encore ! Les refus détaillés que j'ai reçus sont édifiants.
Sans parler des difficultés qu'éprouve parfois le lecteur potentiel pour se procurer le livre. Dix huit jours de délai selon l'un de mes amis avec la Fnac. Un autre s'est vu répondre "Ah non, je ne travaille pas avec ce distributeur". Un autre (moi, en fait, lors d'un démarchage pour une dédicace) : "Je vous en prendrais bien quelques uns, mais si je ne les vends pas ils vont me rester sur les bras !"
Super !

Alors, comme le font certains, on peut se transformer en marchand ambulant et court-circuiter le modèle économique des libraires physiques et virtuels. On vend son bouquin soi-même. On l'achète avec une remise de 35% et on le revend au prix fort. Si on est persuasif et qu'on a un large réseau d'amis/connaissance cela peut être lucratif. Mais il faut aimer ça. Etre un bon commercial. C'est pas mon fort et puis je n'arrive pas à vendre mes bouquins au prix officiel. J'ai l'impression d'arnaquer mon interlocuteur. Souvent, je les donne. Résultat : une perte sèche et pas un remerciement ! ("De toute façon, son éditeur doit lui en donner des tonnes ! Il ne les paye même pas !")

Alors j'ai décidé de changer d'approche. J'ai multiplié les contacts avec les journaux, les radios, les blogs littéraires. J'ai envoyé des tas de messages à des gens dont j'ai récupéré l'adresse ici et là. Mais c'est un peu comme de jeter sa ligne au hasard. On ne sait jamais si ça va mordre. Des centaines d'envois pour une ou deux touches. Il faudrait que je me constitue un fichier source parfaitement ciblé. L'idéal serait d'avoir les noms de ceux qui ont acheté vos précédents bouquins et de les informer qu'en vous en sortez un nouveau (sinon sans pub, comment le sauraient-ils, hein ?)

Ne croyez pas que je sois amer. Dieu merci, je n'attends pas après ça pour vivre. Etre édité reste ma plus grande joie.
Et puis, surtout il y a de belles exceptions. De belles rencontres. Ceux qui comprennent et qui achètent votre livre sans rien dire et puis vous envoie un message ou une lettre de compliments bourrée d'humour, qui vous fait chaud au cœur (Jacky si tu me lis, spéciale dédicace pour ton excellent canular ! Ca a presque marché !). Ceux qui font cent-vingt kilomètres aller-retour pour vous voir (Khadi....). Ca, ça fait du bien ! On se dit alors qu'on n’a pas passé deux ans de sa vie pour rien. Que quelques personnes ont apprécié votre travail.
Ce sont d'ailleurs souvent ceux-là qui laissent des appréciations sur les sites (Fnac, Amazon, Babelio...) sans qu'il soit besoin de leur tordre le bras pour qu'il le fasse.
A vous amis sincères, lecteurs fidèles, je vous aime !

samedi 25 mai 2013

Résultats du grand prix du roman de l'été Femme actuelle 2013

Ca faisait longtemps que je n'avais pas évoqué le grand prix du roman de l'été du magazine Femme Actuelle. Mais là, je veux bien faire une exception puisque j'ai la joie immense de voir mon ami Kanata (alias Franck Labat) remporter le prix du jury avec son roman "Naturalis".
Plaisir d'autant plus grand que j'ai eu l'honneur de lire et commenter son projet de roman (qui s'appelait alors "Marqueur 26") tandis que lui en faisait de même avec "Triades sur Seine" (qui s'appelait alors "Le samouraï déglingué").
Nos chemins se suivent depuis de longs mois de façon parfois étrange avec cette conclusion somme toute logique : il se voit décerner cette année le prix du Jury du roman de l'été Femme Actuelle, comme moi avec "Les Fantômes du Panassa" en 2009. Et avec un thriller d'anticipation trépidant en plus !
Franck, te voici lâché en haut du grand-huit ! Bonne virée ! Ne ferme pas les yeux ! Profite ! 
Bravo !

Tous les résultats du grand prix Femme Actuelle ici    

samedi 18 mai 2013

Brèves

Bon alors les news, c’est quoi ?

Côté écriture, c’est le calme plat. Pas écrit une ligne depuis… ouh là là ! Bien trop longtemps !
Quelques bonnes nouvelles cependant :

- la perspective de la publication d’un recueil de nouvelles fantastiques, (chut ! Top secret !)
- un projet de roman fantastique dont j’ai réalisé le script détaillé (reste plus qu’à s’y mettre !)
- une invitation à participer un beau salon en décembre prochain
- une publication pour l'été entre 20000 et 30000 ex (chut ! Top secret !)

J’attends toujours des réponses de Alibis, Solaris, Géante rouge, Galaxies, Fiction, Brins d’éternité…
La routine quoi ! Sans l’écriture…

samedi 27 avril 2013

Le journal Le Parisien parle de Triades sur Seine

Un polar parisien chroniqué par le journal du même nom. Plutôt logique, non ?
Triades sur Seine dans Le Parisien du 25 avril 2013

jeudi 25 avril 2013

Yves Daniel Crouzet publie « l’équivalent littéraire d’un film de Tarantino »


Yves-Daniel Crouzet, originaire de St-Etienne, vient de faire paraître « Triades sur Seine », un polar captivant et décalé qui se termine par une chute surprenante. Rencontre avec un auteur qui nous conduit de l’amour à la mort.

Lire l'article du journal La tribune - Le Progrès du 25 avril 2013 : ici

samedi 13 avril 2013

Triades sur Seine sur Babelio

Pour une fois, je laisse la parole à quelqu'un d'autre. Et ça en vaut la peine puisque Jujube_965 s'est fendu d'une longue analyse de Triades sur Seine sur Babelio.
Et c'est du costaud !

Commençons tout de suite par dire que ce livre est un faux polar et un vrai récit d'aventure déjanté. Il n'y aura pas d'énigme à résoudre, pas de coupable dévoilé à la fin, mais en revanche une histoire « punchy » et roborative, reposant toute entière sur son narrateur et protagoniste principal, Vincent - « Vince » - Arnaud. Les autres témoins de son parcours n'ont pas voix au chapitre, pour autant qu'ils soient encore en état de parler après eu le malheur de croiser les zigzags du héros.

Vince n'est pas exactement un premier rôle à l'eau de rose : il est arrogant, fier comme un mâle alpha, brutal, et sans regret sur son passé d'ancien béret rouge. Tout à fait le genre de type à s'inviter en treillis, crâne rasé, à une réunion d'intellectuels et d'artistes efféminés, histoire de mettre un peu d'ambiance. Néanmoins, il reste éminemment sympathique par sa capacité à ne pas se prendre au sérieux, ce qui le distingue des autres casseurs d'intellectuels.
Le plus cocasse est qu'en dépit du danger qui le serre à longueur de récit, on sent que sa grande préoccupation est finalement moins de sortir la tête du pétrin que d'arriver, si on lui en laisse le temps, à faire publier le livre qu'il vient d'écrire. Eh oui, s'engager dans le métier de la guerre peut laisser un arrière-goût déplaisant, au point qu'on ait envie de se racheter – ou à tout le moins de se transfigurer – à travers la création littéraire. Car enfin, que seraient donc les exploits des guerriers légendaires sans les bardes pour les chanter ? Au moment où commence
Triades Sur Seine, Vince a donc mis le point final à un manuscrit : « Shrapnel », un héroïque récit d'aventure magnifiant son passé et qui, il en est certain, lui ouvrira les portes de la respectabilité et d'une vie un peu plus calme.
Hélas, impossible d'écrire tranquillement dans sa tour d'ivoire. L'auteur autoproclamé va avoir quelques soucis, essentiellement imputables à son fichu caractère : avec les femmes et les éditeurs au premier chef, avec la police et la mafia chinoise accessoirement. Son vrai roman, en fin de compte, n'est pas Shrapnel, le texte qu'il a produit après des mois d'efforts et de solitude monacale dans les sous-sols de son logement ; notre écrivain ne trouve d'authentique inspiration que sous adrénaline, et son grand oeuvre est la confession tapée à l'arrachée dans les dernières heures d'une nuit de cavale, celle que nous sommes supposés avoir dans les mains en lisant
Triades Sur Seine. Vincent Arnaud écrit à la manière dont il vit, on ne se refait pas.
Et il remplit son contrat : il nous fait tourner les pages. On peut regretter le côté un peu attendu de l'intrigue : des amours et des trahisons classiques, des parrains à la poursuite de leur fric et de leur honneur bafoué, un narrateur essayant de se prouver tant bien que mal qu'il maîtrise la situation... Mais tout ceci n'est qu'un arrière-plan. le plaisir du livre est dans une écriture nerveuse, qui colle particulièrement bien à la psychologie du personnage, à la fois classique – la brute au grand coeur - et drolatique : derrière les coups de poings et de revolvers qu'il est contraint de distribuer, Vince aimerait désespérément être reconnu pour l'art éthéré de la plume, et voir un peu plus qu'une grimace de haine, de douleur ou de concupiscence sur les visages qu'il croise quotidiennement. Qu'on lui dise enfin autre chose que : « Vince, t'as une belle queue », ou « Vince, t'es le roi de la castagne », mais plutôt « Monsieur Arnaud, votre créativité, votre intelligence et votre sensibilité esthétique sont bouleversantes. »
… Bien sûr, c'est précisément en s'acharnant, vaille que vaille, mener à bien cette reconversion, que notre éminent homme de lettres a déchaîné tout le contraire et s'est retrouvé une fois de plus à lutter dos au mur, pour se tirer d'une embrouille sordide et parfois horrifique. Comment ? Tout simplement par inattention. La distraction peut coûter cher, surtout quand elle est générée par l'obsession littéraire. Et aussi, évidemment, parce que le naturel ne s'éloigne jamais bien loin, si sincère que puisse être l'envie de raccrocher les gants.
Mais en dépit de son imprévoyance, Vince obtient gain de cause au-delà de ses espoirs : le livre que nous tenons entre les mains en est la preuve, bien meilleur que les mémoires laborieux qu'il croyait devoir écrire, un roman qu'il a involontairement chorégraphié par sa propre vie, tracé en actes avec l'aide de seconds rôles émérites, avant d'en jeter pêle-mêle l'exact compte-rendu sur ordinateur.
… Exact, vraiment ? de toute façon, il n'y a plus guère de contradicteurs qui s'aventureraient à crier au canular, tout cela reste donc à l'appréciation du lecteur. Probablement Vince écrit-il davantage pour se remettre les idées en place et se justifier à ses propres yeux, que pour impressionner un hypothétique lecteur, qu'il fait semblant de prendre à témoin avec force bravades tout au long de sa confession, mais à la manière dont on défie le vide avec des moulinets menaçants. Cela justifie bien de prendre quelques libertés avec le réel. Et pour la bonne cause : le vrai lecteur, lui, ne s'ennuie pas. Au final, on peut tirer son chapeau à Monsieur Arnaud pour être devenu écrivain par mégarde certes, mais assurément en restant lui-même !
 

mercredi 10 avril 2013

« Triades sur Seine » en rupture de stock chez Amazon !

Je crois rêver : « Triades sur Seine » en rupture de stock chez Amazon !
« Victime de son succès ! » je songe immédiatement.
Je me pince ! C’est impossible, trop beau pour être vrai. Je me jette sur la liste des meilleures ventes de l’Express. Je n’y suis pas. Doit y’avoir une erreur. Je regarde celle du Point, celle de la Fnac. Rien ! Désillusion. Désespérance.
Que s’est-il passé ?
La réalité est beaucoup plus prosaïque. Elle me terrasse et me jette à terre lorsque je reçois ce message de mon éditrice.

Bonjour,

Malgré de nombreuses relances mes dernières factures de vente chez Amazon qui étaient arrivées à échéance ne m’ont pas été payées (celles de décembre 2012), alors qu’Amazon encaisse l’argent des clients à la commande et nous paye à 60 jours fin de mois.
Le géant de la vente en ligne impose des conditions commerciales excessivement lourdes, mais si en plus nous ne sommes pas payés cela devient une hérésie de travailler encore avec eux.
Il faut savoir qu’Amazon nous impose une remise de 50% sur le prix de vente public hors taxes et que nous devons les livrer à nos frais.
En échange de ces conditions léonines, Amazon prétend jouer un rôle de distribution en assurant une mise en stock permanente des titres proposés, ainsi qu’une mise en avant commerciale sur son site internet.
Il n’en est rien : malgré mes nombreuses demandes de mise en stock Amazon n’a jamais approvisionné ne serait-ce qu’une dizaine d’exemplaires pour les nouveautés, annonçant dans le même temps aux internautes des délais de livraison de plusieurs semaines, créant ainsi un doute sur notre capacité à fournir nos ouvrages dans les délais courts que demande le commerce en ligne. Ce qu’il faut savoir c’est que les livres que nous mettons en stock chez Amazon ne nous sont pas payés, seuls les exemplaires vendus peuvent faire l’objet d’une facturation en fin de mois.
Ajoutez à cela qu’Amazon ne paye pas ses impôts sur les sociétés en France et que nous devons envoyer nos facture en Angleterre…. et par la poste.
Pour terminer, j’ai vérifié le pourcentage de chiffre d’affaires que représentait l’ensemble des ventes de livres imprimés sur Amazon, et le montant est de 2%.
Vous comprendrez qu’avec un chiffre d’affaires aussi faible, et donc une visibilité et un impact commercial aussi minimes, il n’est pas envisageable de se plier aux contraintes organisationnelles que nous impose Amazon qui exige des délais de réponse très courts à ses commandes (impossible de fermer pour les congés), et des stocks non payés mais qui ne servent même pas à fournir les commandes clients dans des délais normaux.
Je préfère de loin soutenir les libraires français.

C’était donc cela ! Je me disais aussi…
Un grand hourra donc pour le patriotisme commercial ! C’est bien ! C’est la solution. Le repli identitaire. Surtout en ces temps de crise. Montebourg va être content dans sa marinière ! Eh bien, je n’hésite pas un instant et je renchéris à mon tour ! Achetez et lisez des auteurs français ! Laissez tomber Harlan Coben, Stephen King, George RR Martin et autres « estrangers » qui viennent manger le pain national. Achetez Français que diable ! L’économie a besoin de vous !
« Triades sur Seine » par exemple. Voilà un roman qu’il est bon. Bien français. Tapé par un Français de souche. Sur un ordinateur fran… enfin sur un ordinateur. Avec des mots français dedans (Parfois. Pas tous). Boycottons l’industrie étrangère ! Défendons notre culture unique ! Mangeons français, habillons-nous français, économisons français (message à nos chers hommes politiques), baisons français !
La mondialisation n’est pas une fatalité. Le métissage non plus ! Vive la consanguinité !

lundi 1 avril 2013



Deux journées exceptionnelles autour du savoir-faire stéphanois - que dis-je des savoirs-faire ! – étaient organisées les 29 et 30 mars à la Librairie de Paris de Saint-Etienne. Présent tout au long de cette seconde journée j’ai été à la fois spectateur et acteur de la belle réussite de cette initiative. Les visiteurs étaient venus nombreux assister aux conférences et aux tables rondes, discuter avec les auteurs et… déguster les sublimes macarons de Franck Deville, les chocolats Weiss et la délicieuse bière artisanale « La Glütte » de Yohann Fournier. Un événement pluridisplinaire en quelque sorte !
« Triades sur Seine », dont c’était le baptême du feu, a été bien accueilli par des lecteurs qui avaient souvent déjà apprécié « Les fantômes du Panassa ». J’espère ne pas les décevoir.
Une autre dédicace exclusivement dédiée à « Triades sur Seine » est d’ores et déjà prévue.


Samedi 30 mars 2013 - Librairie de Paris de Saint-Etienne - 11h46 AM
(depuis j'ai rasé la barbichette !)

mardi 26 mars 2013

Paris toujours !

Une dédicace en chasse l’autre. Après le Salon du livre de Paris, c’est à la Librairie de Paris de Saint-Etienne (oui, je suis une certaine logique), que je dédicacerai Triades sur Seine le week-end prochain.
La Librairie de Paris et ses responsables nous ont concocté un programme dense digne d’une mini fête du livre puisque 40 auteurs au total seront présents vendredi 29 et samedi 30 mars prochains. Mais pas que ! On retrouvera aussi des entrepreneurs, des sportifs, des historiens, des restaurateurs… et tout ceux qui contribuent au développement du savoir-faire stéphanois.
Des débats, des tables rondes, des dégustations seront également organisés au cours de ces deux jours.
Un événement à ne pas manquer qui marque la sortie d’un autre livre « Un grand week-end à Saint-Etienne et ses environs » aux éditions Hachette.
 

PS : Après le Salon du Livre de Paris et la Librairie de Paris, c’est donc à Notre Dame de Paris que je devrais fort logiquement poursuivre mes dédicaces. Bien sûr je vous tiens informés.

lundi 25 mars 2013

Drôle d’endroit pour une rencontre.


Week-end très agréable au Salon du Livre de Paris, où pour la première fois je me retrouvais du côté des exposants. Le stand Normandie m’accueillait et plus précisément Pénélope Labruyère des éditions de La Madolière pour lesquelles j’ai commis « ILS » dans l’anthologie Morts Dents Lames. Occasion de retrouver ou découvrir des collègues de plume tels que Gaëlle Saint-Etienne, Guillaume Guike Lemaitre, Thomas Spok, Lilian Bezard ou Rosarius Z Ambrose (un pseudo sans doute !).

J’ai bien sûr profité de l’occasion pour rendre visite à des confrères moins connus mais auquel je tenais à apporter mon soutien. Je n’en citerais que quelques uns car leurs noms ne vous disent probablement rien : Marc Levy, Jean Teulé, Amélie Nothomb  ou Tatiana de Rosnay .

J’espère sincèrement qu’ils finiront par trouver leur public car ils le méritent. Malheureusement j’ai quelques doutes car les lecteurs ont parfois d’étonnantes œillères et boudent la nouveauté. Enfin, le succès ne peut pas sourire à tout le monde, non plus !

Mais la rencontre la plus improbable et la plus réjouissante fut pour moi de retrouver dans une allée du Salon un haut responsable du ministère des finances de la République de Guinée avec lequel j’avais travaillé dans les années 90.

Quand je le pris un peu cavalièrement par le bras, il se révéla d’abord surpris et me toisa du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Lorsque enfin il me reconnut (de vous à moi, j’ai terriblement changé en une décennie, c’est affreux, si vous m’aviez vu avant…), il se montra ravi et m’entraîna aussitôt vers le stand de la Guinée pour m’y offrir son ouvrage. C’est à ce moment que je découvris avec stupeur, que je m’adressais à un ancien Premier ministre et actuel ministre d’Etat et conseiller du Président.

Mais ce qui m’a littéralement ravi, c’est lorsque après avoir évoqué avec lui le souvenir d’une connaissance commune il en composa immédiatement le numéro en Guinée et me mit en relation avec… le Gouverneur de la Banque Centrale !
 
Il ne m'avait pas oublié lui non plus et lorsque je raccrochai, vous ne me croirez pas, mais j'avais rajeuni de 11 ans !

mardi 19 mars 2013

Semaine de lancement pour Triades sur Seine

Triades sur Seine commence à apparaître sur la Toile !

En début de semaine c'était uniquement en version électronique sur des sites comme :

- Librairie Immatériel
- Kobobooks.com
- Zebook.com
- Fnac.com

et depuis aujourd'hui il est aussi disponible en version papier ici et . (et aussi !) (ou !) (et même !)

C'est déjà mieux que pour "Mortelles Attractions" qui était resté invisible pendant plus de 3 mois !

lundi 11 mars 2013

Le soleil, la neige et l'exemplaire Zéro

Ça fait du bien ! Une semaine sans messagerie électronique, sans FB, sans Internet…, à dévaler des pistes enneigées sans se soucier des péripéties pas toujours très amusantes qui précèdent la sortie d’un roman. Soleil, montagne, air pur, (sauf dans la station où les diesels rendent l’air encore plus irrespirable qu’à Paris !)
Pour ne pas perdre complètement le contact avec l’écriture, j’ai corrigé une longue nouvelle qui devrait s’intégrer dans un recueil thématique consacré aux fantômes (je vous en reparlerai plus tard).
Le retour, toujours difficile, à fort heureusement été atténué par la découverte dans ma boîte aux lettres, de l’exemplaire Zéro de « Triade sur Seine ». Un exemplaire test qui donne le coup d’envoi du tirage.
On avance…
Je n’ai toujours pas la date officielle de sortie, mais le livre sera disponible pour ma première dédicace le 30 mars prochain à la Librairie de Paris de Saint-Etienne.

samedi 23 février 2013

Triades sur Seine - quatrième de couverture.



A présent voici la 4ème de couverture de TsS.

Deux possibilités s’offrent dans ce domaine : choisir une accroche brève et ne rien dévoiler du contenu, ou proposer une présentation plus complète qui permette au lecteur de savoir dans quoi il s’engage en achetant le roman. Lors des salons j’ai souvent remarqué que les visiteurs aimaient prendre le temps de lire la 4ème avant d’en discuter avec l’auteur. C’est donc le choix que nous avons fait avec la maison d’édition, en conservant néanmoins… une phrase d’accroche !

Réponse de Solaris

C'est au tour de Solaris la revue Québécoise de me refuser trois nouvelles de science-fiction. (Grrrr ! Je déteste la SF !)
Comme l'avait fait Fiction, "Comme des tourterelles" a plus particulièrement retenu leur attention.
Là encore la réponse est rageante :

"Comme des tourterelles", quoique toujours au second degré, est la plus ambitieuse des trois nouvelles, la plus déjantée. Une sorte de fable qui a un côté Tim Burton. Si nous avions toute la place que nous voulions, je l'aurais peut-être acceptée. Mais nous recevons beaucoup de propositions: ce serait trop simple de séparer les textes que j'apprécie des textes qui m'ennuient. En réalité, le couperet doit s'abattre au sein des l'ensemble des textes qui auraient pu, en d'autres circonstances, être retenus. Ce n'est pas une science exacte et ça me donne l'air plus sévère que je ne voudrais l'être."

Mais comme je l'ai dit à Joël Champetier le rédacteur en chef : "Solaris est mon Everest. Je l'ai gravi une fois et j'essayerai encore !"

Re-Grrrr !

mardi 19 février 2013

Festival Zone Franche de Bagneux 2013

Je serai présent les 23 et 24 février 2013 au festival Zone Franche de Bagneux au stand des éditions Sombres Rêts pour dédicacer les anthologies "Le Monde de la Nuit" et "Histoires d'Amour"

"Amy, né de l'homme et de la femme" dans l'anthologie "Le Monde de la Nuit" aux Editions Sombres Rêts


Amy, né de l'homme et de la femme

"Amy, né de l'homme et de la femme", est le genre d'histoire que j'écris quand je suis en manque… d'inspiration.
Je pars d'une simple idée – ici, quelqu'un ou quelque chose, est enfermé dans une cave - et je me mets dans la peau du personnage.
Je le joue et je déroule et découvre avec lui l'histoire. Pour cela, j'emploie de préférence le "Je", qui supprime toute distance entre lui et moi.
Ainsi, j’ai été Amy, né de l'homme et de la femme. Et j'ai été séquestré dans cette cave.
Parfois cette méthode me réussit. Parfois non. Tout dépend du degré d’identification avec le personnage que j’interprète.
Dans le cas d'Amy, j’ai été happé par lui et je crois que j'ai plutôt bien réussi mon coup.
Le clin d'œil du titre et le contenu doivent beaucoup à Richard Matheson que je vénère.
Si j'avais le centième de son talent, je serais comblé !

mercredi 13 février 2013

Triades sur Seine - Couverture

 
Comme partout ailleurs on avance pas à pas dans le monde de l'édition.
La conception d'une couverture, si importante, est un processus long, laborieux, source de tensions et... d'accrochage parfois. Le projet est soumis à l'auteur qui le discute, le commente, émet des observations et ce... jusqu'à l'accord final.
Voici donc la couverture de Triades sur Seine, mon nouveau roman, qui sortira en mars prochain aux éditions Ex-Aequo.

mercredi 6 février 2013

Dédicaces : piqûre de rappel


Dédicaces de février et mars :

Zone Franche - Festival de l'imaginaire de Bagneux : 23 et 24 février 2013 (14h - 17h)


Salon du Livre de Paris : 23 et 24 mars 2013 (14h - 17 h)

mardi 29 janvier 2013

Marre !

Marre des éditeurs qui ne répondent pas.
Marre des revues/anthologies qui n'ont même pas la politesse d'accuser réception de vos textes.
Marre des revues qui ne publient et n'encensent que les potes et les copains de ces potes.
Marre du copinage éhonté et de la consanguinité du milieu SFFF.
Marre des gens qui s'éditent eux-mêmes et se proclament auteurs.
Marre des écrivains qui n'ont jamais franchi le cap d'un vrai comité de lecture et affichent des airs supérieurs.
Marre des réseaux de connaissances sans lesquels rien ne se fait.
Marre de l'autosatisfaction béate de certains.
Marre des poses arty/intello/prolo/gaucho qu'affectent sur les salons des gens qui n'ont jamais tenu un manche de pelle et n'ont même pas connu Mai 68.
Marre de ceux qui font de la lèche pour pouvoir être édité.
Marre de l'admiration béate et servile à l'égard des auteurs reconnus (c.a.d publiés par de vraies maisons d'édition).
Marre des "j'aime" sur FB quand une célébrité de seconde zone proclame sur le net la naissance de son nouveau rejeton visqueux.
Marre des cons qui se plaignent.
Marre de ceux qui en ont marre !
Marre de tout.
Marre de... moi aussi !


(A votre tour...)