jeudi 11 décembre 2014

Promouvoir son livre, (grâce à son blog)

Episode 8 : Les blogs littéraires d’auteurs : Do it yourself !
C’est une louable intention de vouloir tenir informé votre lectorat de vos nouveautés, de vos coups de cœur et, éventuellement, de vos états d’âme. Une centaine de visiteurs par jour (ce qui n’est déjà pas mal) ne suffira cependant pas à faire décoller vos ventes.
Il existe deux catégories de visiteurs : ceux qui vous suivent depuis longtemps (en général : vos proches, votre famille, vos collègues, vos confrères…) et les autres.
Nous avons vu lors des épisodes précédents qu’il ne faut guère compter sur les représentants de la première catégorie pour vous permettre de rejoindre le cercle fermé des écrivains reconnus. Votre marge de progression se situe donc dans la seconde catégorie. Et là… vous risquez fort d’être surpris. Désagréablement.
En effet, si vous regardez d’un peu plus près les mots clés de recherche qui ont drainé vos visiteurs sur votre site, vous découvrirez alors des choses aussi étranges et incongrues que « Recette du foie de veau à l’ail », « Réussir son divorce » ou « Sortir le soir à Châteauroux », qui vous plongeront à coup sûr dans des abîmes de perplexité.
Ce n’est certainement pas à ces égarés du Web que vous parviendrez à vendre vos publications.
Alors comment faire pour attirer le chaland anonyme et l’inviter à aimer, commenter, partager votre contenu ? Faire le buzz en jouant la carte de la provocation gratuite et en rédigeant des articles polémiques et virulents ? Vous y récolterez surtout des inimitiés et ça ne vous fera pas vendre un livre de plus ! Louanger les bouquins de vos amis en espérant qu’ils feront de même avec les vôtres ? S'ils bénéficient de la même notoriété que vous, je crains que ce ne soit guère probant. Ecrire des articles malins (et vaguement racoleurs), comme celui-ci en ciblant les innombrables cohortes d'apprentis écrivains ? Peut-être... Si ça ne fait pas vendre vos titres, peut-être aurez vous au moins la chance d’amuser vos visiteurs !

jeudi 20 novembre 2014

Extrait de l'émission "A plus d'un titre" sur RCF : invité Yves-Daniel Crouzet

En attendant de pouvoir retrouver l'intégralité de l'émission "A plus d'un titre" du 7 novembre dernier sur RCF, en voici un petit extrait :


video

Merci à Elsa qui s'est improvisée cameraman pour l'occasion !

dimanche 16 novembre 2014

Moisson d'épouvante : découvrez la préface !

Madeleines sanglantes !

J’étais au resto avec Benoît Domis, le patron des éditions Dreampress.com, quand il m’a proposé de diriger une nouvelle anthologie. C’était entre la poire et le fromage, je crois. Ou plus certainement entre le steak tartare et les tripes à la mode de Caen. En tout cas, c’était entre deux verres de vin. Rouge, bien entendu. Je venais juste de signer mon contrat pour mon recueil, La Plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques, et je me suis vaguement demandé si, tout à mon euphorie, je ne m’engageais pas un peu trop vite. Benoît m’observait en souriant de l’autre côté de la table, l’air innocent, voix douce, et antique stylo-plume à la main. J’ai trouvé que ses ongles étaient curieusement longs. Comme ceux de Robert de Niro dans Angel Heart, vous vous souvenez ? Alors, j’ai pris une grande inspiration et..... (Suite)

vendredi 14 novembre 2014

Photos souvenirs de l'enregistrement de l'émission "A plus d'un titre" sur RCF et de la rencontre avec les membres de l'association "Lire à Roche"

Avec l'association Lire à Roche : un auditoire attentif

Lecture de ma nouvelle "Cat people" par Véronique : un beau moment 
d'émotion

Enregistrement de l'émission "A plus d'un titre" sur RCF : entre Jacques Plaine 
(à gauche) et Jean-Claude Duverger (à droite)

40 minutes d'enregistrement en public avant une double diffusion 
sur les ondes de RCF

mardi 11 novembre 2014

La Plus Grande Ruse du Diable : chronique de Jacques PLAINE dans L’Essor du 7 novembre 2014



Yves-Daniel Crouzet ''La plus grande ruse du Diable'' & autres récits fantastiques  Dreampress.com


Après « Les fantômes du Panassa » un polar bien de chez nous où la mort rôde à l’ombre des crassiers du Clapier, Yves-Daniel Crouzet revient à ses premières amours : la Nouvelle. Ou plus exactement : la Nouvelle fantastique. Compliqué le Fantastique. Des fantômes (comme au Panassa), des Diables (comme ici dans le titre), des vampires, du surnaturel, de l’horreur, du merveilleux (parfois).

A vrai dire le fantastique d’Yves Crouzet est un fantastique du quotidien. Des histoires de tous les jours, avec des gens semblables à ceux que l’on croise dans la rue, au café, dans le train, sur la route. Des gens comme vous et moi mais dont l’histoire tout d’un coup dérape. Un petit grain de sable, un accroc dans le tapis de la marche du temps et patatras tout bascule. Descartes est à la ramasse, le Grand Albert enfourche le tandem du Petit Albert. Nous voilà dans un ailleurs où le bon sens et le rationnel tirent leur révérence. La logique fout le camp, l’illogisme débarque, le naturel est aux abris, l’étrange est à la noce, le possible prend l’eau, l’impossible fait le buzz.

Dans la nouvelle « Sur la route », Yann Karadec, un routard en manque d’amour repère au coin d’un bois une caravane des années soixante occupée par une géante d’époque plus Carabosse que Belle de jour. Par désoeuvrement, par jeu ou par fascination glandulaire il la mignonne un brin et découvre que les intimités de la belle sont plus proches de l’horreur que du merveilleux.

Dans « Pandy Panda » Michel Martin, secrétaire d’Ambassade, remarque sur le trottoir un magnifique Panda en peluche et aux yeux de biche. Et bien que ce ne soit pas dans les coutumes des Ambassades de faire les poubelles, il l’attrape par une oreille, le monte chez lui et l’offre à ses enfants. Mauvaise pioche. Au fil des jours il constate que ce n’était pas une bonne idée. Les yeux de biche du Panda n’étaient pas de simples billes en verre. Finie la vie en rose, la nouvelle tourne du coup au roman noir.

Dix-neuf récits fantastiques. Yves Crouzet est diabolique. Benoît Domis l’écrit cinq fois - oui cinq fois - dans son avant-propos : « Yves-Daniel Crouzet est diabolique. »

mardi 28 octobre 2014

Promouvoir son livre, (grâce aux dédicaces en librairie)

Episode 7 : Les dédicaces en librairies. Ça eu payé, mon bon monsieur !
Vous vivez à Paris ? Alors, bonne chance ! Les libraires croulent sous les demandes multiples et votre nom d’auteur inconnu, ainsi que votre éditeur dont personne n’a jamais entendu parler dépourvu qu’il est de vrai distributeur, les amènera à vous éconduire plus ou moins gentiment. Les libraires, comme les éditeurs, sont des commerçants ne l’oubliez pas. Ils vendent des livres et ils veulent en vendre beaucoup. Le livre est une denrée, un produit comme un autre. Ils vendraient des patates douces si on leur les livrait à domicile et qu’on leur reprenait les invendus sans frais.
Si vous habitez en province la situation est un peu différente. Le libraire peut flairer la bonne affaire qui va dynamiser son échoppe, lui permettre d’attirer le chaland et d’accroître son chiffre d’affaires. Si, en plus, vous évoquez dans votre ouvrage les joyeux métiers d’autrefois et que l’action se situe dans la région ou mieux dans la ville de la dédicace : c’est le jackpot ! Il vous accueillera les bras ouverts ! Le problème, c’est qu’il n’y a souvent qu’une seule librairie dans le bled ! Ce qui restreint forcément les possibilités de dédicaces !

Dans les prochains épisodes, si vous ne vous êtes pas encore suicidés, nous aborderons le cas des blogs puis des sites de littérature (n’ayons pas peur des mots !).

dimanche 26 octobre 2014

Yves-Daniel Crouzet invité de l'émission "A plus d'un titre" sur RCF le 7 novembre 2014

Interview + dédicaces :

Vendredi 7 novembre à 15 heures avec l'association Lire à Roche 
12, rue Dr Calmette
42230 Roche la Molière 

Vendredi 7 novembre à 18 heures 
Université Jean Monnet
 10 Rue Tréfilerie
42100 Saint-Etienne

Interview conduite par Jacques Plaine et Jean-Claude Duverger 

lundi 20 octobre 2014

Promouvoir son livre, (grâce aux salons)

Après la légitime euphorie de la sortie prochaine de l'anthologie "Moisson d'épouvante", retour à la dure réalité de l'édition et de la promotion : 

Episode 6 : Les salons encore une fausse bonne idée.
Surtout si vous vous y rendez avec vos propres livres achetés à 75 % du prix à votre éditeur grigou. Faire les salons et pire encore les foires, nécessite une volonté d’acier, un courage à tout épreuve, une énergie démesurée, un véhicule et des petits bras costaud (et accessoirement un besoin abyssal de reconnaissance).
D’abord, il faut dénicher un obscur salon dans un lointain patelin de 350 habitants ; puis solliciter une inscription à un Thénardier local qui croit que Lovecraft est une marque de saucisson et Hypérion une nouvelle gamme de gelée royale. Ensuite, il vous faudra payer un emplacement étique à côté de la poétesse du cru ou de l’écrivain du terroir, non loin du stand « gastronomie de nos régions ». Puis prendre votre voiture aux aurores, la charger de vos livres, s’énerver contre son GPS, se faire flasher par un radar etc. Et tout ça pour vendre trois pauvres bouquins et avoir le plaisir à l’heure du déjeuner de boire une affreuse piquette accompagnée de chou farci en devisant avec les autres exposants sur le thème de la crise qui empêche les gens d'acheter.
Vous conviendrez avec moi, qu’à ce stade, on est là davantage entre commerçants qu’entre écrivains.

vendredi 17 octobre 2014

Moisson d’épouvante : l’anthologie Pulp !

Comment une idée lancée à la table d’un bistrot parisien en février 2014 peut-elle accoucher d’un recueil de vingt nouvelles inédites neuf mois plus tard ? J’en reste moi-même encore étonné en regardant la superbe couverture de ce premier « Moisson d’épouvante ».
J’ai déjà raconté comment s’était effectuée la sélection des textes (ici) , mais permettez-moi de revenir sur cette expérience qui fut pour moi non seulement nouvelle, mais aussi instructive et parfois édifiante. Source d’agréables découvertes, mais aussi d’angoisse et d’effroi (certains textes m’ont fait vraiment peur !).
Je voulais une anthologie athématique. Je n’aime guère, vous le savez, les recueils à thèmes. En tant qu’écrivain, mais aussi et surtout en tant que lecteur. Les variations autour d’un motif central, surtout lorsque celui-ci est un peu trop restrictif, m’ennuient prodigieusement. J’aime passer d’un univers à l’autre. Etre surpris, séduit, déstabilisé. C’est là tout le sel d’une lecture divertissante et stimulante. Et pour rester dans métaphores gustatives : pourquoi se contenter d’un seul parfum quand on peut en goûter plusieurs ?
Je voulais donc une anthologie ouverte à toutes les inspirations, à toutes les envies et ainsi offrir la plus grande liberté d’expression possible aux auteurs. Pas si simple ! J’ai appris plus tard que mes consignes, exclusions et autres références littéraires étaient fort contraignantes et constituaient une bride sévère pour les auteurs.
J’ai donc dû faire quelques concessions, quelques entorses au contrat de départ (mais qui n’en fait pas ?) J’ai accepté ici deux nouvelles d’un même auteur (deux coups de cœur !). Là, j’ai toléré un dépassement du nombre de signes requis. Ailleurs, j’ai laissé un vampire se glisser dans les pages de l’antho. Et même quelques zombies. Enfin, ce genre de broutilles.
Au final, j’ai toutefois l’impression que le résultat est conforme à mes attentes initiales et répond assez bien au cahier des charges.
« D’accord, me direz-vous, mais en quoi Moisson d’épouvante est-elle différente des autres anthologies de SFFF ? »
D’abord, comme je l’ai indiqué, elle est athématique et c’est finalement plutôt rare sur le marché français des anthologies papier. Je ne vois guère que l’excellente anthologie annuelle Malpertuis qui répond à ce critère (et bien sûr l’incontournable et non moins excellent Ténèbres chez Dreampress.com)
Elle est aussi différente car elle ne se cantonne pas au seul fantastique. L’insolite, l’humour noir, le suspense y ont également leur place.
Enfin, elle revendique haut et fort son esprit Pulp : divertir et surprendre. D’où un grand nombre d’histoires à chute.
Alors oui, je crois qu’elle est différente.
Est-ce que cela en fait pour autant une bonne anthologie ? Je l’espère.
Trouvera-t-elle sa place sur le marché hautement concurrentiel de la SFFF ? Ce sera aux lecteurs d’en décider !

mardi 14 octobre 2014

Moisson d'épouvante en chiffres (et en images)

INPUT :
3.000.000 signes
143 nouvelles reçues
341 messages reçus
368 messages envoyés

PRODUCTION :
9 mois de travail
19 auteurs
20 nouvelles
430.000 signes

OUTPUT :



Sortie prévue en novembre 2014 !

PRIX : 15 euros 

lundi 13 octobre 2014

Promouvoir son livre, (grâce à ses collègues de travail)

Episode 5 : Taper ses collègues de bureau : la fausse bonne idée !
Les collègues ? Ils sont à  ranger dans la même catégorie que les amis de la vraie vie, sauf qu’eux n’hésiteront pas un instant à vous dire d’aller vous faire voir ailleurs. Cela a, au moins, le mérite d’être franc. 
A solliciter avec beaucoup de précautions également car dans certaines entreprises / administrations, il est mal vu de ne pas vivre exclusivement pour la « boîte » et d’entretenir une passion adultérine avec une muse aux courbes totalement étrangères à celles de la rentabilité. On pourrait même penser que vous écrivez pendant vos heures de travail ! Et je ne parle pas de la jalousie que ne manquent pas de susciter vos droits d’auteur que tous s’accordent à penser phénoménaux !
Certains corps de métiers (policiers, enseignants, personnels soignants) à l’esprit corporatiste si fort qu’il fait ressembler une citadelle Vauban à un village du Club Méditerranée font toutefois figure d’exception. Attention cependant au revers de la médaille : c’est souvent pour mieux vous démolir dans votre dos !

Dans les épisodes à venir, nous nous lamenterons ensemble sur les salons, puis sur les dédicaces en librairie.

samedi 11 octobre 2014

Promouvoir son livre, (grâce à son réseau d'amis)

Episode 4 : Taper ses amis (les vrais pas ceux de FB)
C’est important d’avoir des amis. Beaucoup d’amis. Mais sauf à être à la tête d’un parti politique ou gourou d’une secte (ce qui revient plus ou moins au même) votre livre ne deviendra jamais un best seller grâce à eux. De plus, vos potes risquent d’en avoir rapidement assez que vous leur fourguiez à intervalle plus ou moins régulier vos bouquins dont les couvertures sont d'un goût si douteux qu’on n’ose pas les mettre dans la bibliothèque du salon et qu’on préfère les dissimuler tout en bas d'une étagère de rangement entre le dictionnaire de latin de 5ème et les revues techniques pour booster son ordi, sa sexualité ou sa Fiat Panda. Un indice qui doit vous alerter : ils ne vous lisent plus depuis longtemps et quand vous leur présentez votre petit dernier, ils vous répondent sans gêne aucune : « Faudra quand même que je lise celui d’avant ! » (sorti deux ans plus tôt !)
Il apparaît dès lors inutile de continuer à les solliciter même à prix d’amis (traduction : prix auquel l’éditeur vous les a refilés majoré d’un euro ou deux pour frais administratifs). C’est mort, je vous dis. Vos livres, ils ne les lisent pas. Quand c’était du polar à la rigueur, ils voulaient bien faire un effort, mais des histoires de vampires, de fantômes et de zombies, vous n’y songez pas ! « Il ne manquerait plus qu’il se mette à écrire des trucs érotiques, à présent ! » redoutent-ils.
Si vous insistez trop, genre bonimenteur d’assurance vie, ils finiront par vous fuir et répandront la nouvelle que vous feriez mieux de vous occuper de votre gosse qui fume du shit à douze ans et de votre femme qui… Enfin, vous m’avez compris ! Soyez digne, ne leur parlez plus de votre passion mais des leurs, les vrais : le foot, la énième saison de L’amour est dans le pré et la 4ème dent du petit dernier !

vendredi 10 octobre 2014

Des Fantômes même pas morts !

Les fantômes du Panassa (Format Kindle) : 4.0 étoiles sur 5
"Bon premier polar, sur un terrain que l'auteur connaît bien !
Dans des quartiers réaménagés de Saint-Etienne, l'auteur revit son enfance et y fait se dérouler un thriller qui accroche par son réalisme. Tout sonne vrai aussi bien les lieux que les personnages. L'intrigue est bien menée, le roman construit avec intelligence.
Une histoire de gosses "des rues", qui tourne au drame; des gosses attachants qui n'avaient besoin de rien ou presque pour vivre une grande amitié."
Par papyrus sur Amazon.fr (20 juillet 2014)

40000 vues au compteur !


MERCI !

Promouvoir son livre, (grâce à Facebook)

Episode 3 : Facebook : Le mirage suprême.
Si on considère le nombre d’auteurs qui s’y montrent et font la roue, c’est assurément l’endroit où il faut être. Grave erreur. Et oui, tous vos amis sont eux-mêmes des auteurs en mal de reconnaissance et comme vous ils ne pensent qu’à une chose : vendre leur came. Ça ne les dérange donc pas de vous liker dans tous les sens, si vous avez le bon goût de leur rendre la politesse lorsqu’ils publieront leurs bons mots. Le « J’aime » est gratuit (contrairement à votre livre). Il ne constitue en aucun cas un engagement d’achat mais, dans l’esprit de votre ami FB il est, vous concernant, une invitation à acheter son ouvrage. Vous pouvez donc obtenir des centaines de « J’aime » enthousiastes et constater fort marri que leur influence sur vos ventes est nulle. Ce qu'il faut savoir : un auteur débutant achète rarement les livres de ses concurrents (pardon, de ses confrères), non pas par jalousie, mais parce qu’il est persuadé qu'ils n’ont pu être édités que grâce à un copinage éhonté !

mercredi 8 octobre 2014

Promouvoir son livre (grâce aux sites Internet spécialisés )

Episode 2 : Les sites Internet de l’Imaginaire : Beaucoup de bonne volonté, mais…
Ils sont tout aussi inutiles que la presse écrite en terme de ventes. Au moins peut-on leur accorder le bénéfice de l’intégrité, d’une évidente bonne volonté, de l’enthousiasme et un faible tropisme pour le copinage ! Malheureusement, la plupart de ces sites à faible longévité reçoit autant de visites qu’un parent grabataire dans sa maison de retraite. Comme toi cher auteur, ils sont en quête de visibilité ! Certains sites sont néanmoins davantage fréquentés car ils disposent d’un contenu varié (livres, cinéma, jeux vidéos…) et râtellent donc un public plus large. Leur compteur affiche des chiffres de visites impressionnants et l’article qui vous est consacré a souvent été vu un nombre considérable de fois (genre 5625 dont 4872 par vous et votre maman). En général, un tel déferlement d’enthousiasme se concrétise, si vous êtes chanceux, par… une vente !

Dans le prochain épisode ami lecteur, nous verrons la cruelle désillusion que peut engendrer une fréquentation assidue de Facebook.

lundi 6 octobre 2014

Promouvoir son livre (un défi impossible ?)

Cet article pourrait être la suite de celui paru le 18 septembre 2009 dans mon précédent blog « Ecrits et Chuchotis » et que j’avais intitulé « Promouvoir son livre, un chemin de croix ? » 
Avec le regard neuf de celui qui s’aventure pour la première fois dans la jungle de l’édition, j’essayais d’examiner les différentes possibilités qui s’offrent à un jeune auteur pour mieux se faire connaître et devenir un pilier de librairie. Cinq ans plus tard (déjà cinq ans !) le constat est malheureusement toujours aussi amer !
Voici donc, testés pour vous par votre serviteur, quelques outils de promotion qui ne servent strictement à rien. Cela vous évitera ainsi d’inutiles efforts !

Episode 1 : La presse écrite : Le miroir aux alouettes.
Sauf à obtenir un article dithyrambique dans un grand quotidien, genre le Monde, le Figaro ou Libé (le Canard aussi est influent), les effets sur les ventes sont parfaitement inexistants. Bien sûr, si vous avez un pote aux Inrocks ça peut être utile, mais dans ce cas vous n’écrivez pas de SFFF ni du polar. Quant aux autres magazines, genre Le Magazine Littéraire ou Lire, n’y pensez même pas. Attendez d’être mort comme Tolkien et d’avoir votre œuvre adaptée au cinéma pour y faire votre apparition.
Inutile de leur envoyer votre bouquin, les journalistes choisissent rarement les livres qu’ils ont à chroniquer. « Tiens, tu me liras le nouveau Machin, pour le prochain numéro » leur lance le rédacteur en chef. Généralement ce sont les derniers bouquins d’auteurs reconnus, publiés par des maisons d’édition ayant elles-mêmes pignon sur rue.
Il ne reste donc aux « petits » écrivains que les publications dans les journaux locaux qui appliqueront à votre ouvrage le traitement réservé aux articles de la rubrique « chiens écrasés ». Vous aurez ainsi le plaisir de découvrir votre « papier » entre le tournoi de pétanques de l’amicale des joyeux boulistes de Terre-Blanche et la sortie champêtre des personnes âgés du foyer « Notre Dame de Lourdes », au col du Pas-du-Coq. Pas un exemplaire de votre chef-d’œuvre ne sera vendu grâce à cet article – que vous aurez d’ailleurs le plus souvent rédigé de A à Z – mais qui fera toutefois le bonheur de votre famille proche, de votre blog et de votre page FB. (et de votre ego, ne nous voilons pas la face !)
« Mais et les revues spécialisées ? » me direz vous. « Innocents ! » vous rétorquerai-je. Ces revues sont si peu nombreuses en France qu’elles se comptent sur les doigts d'une main d’un employé de scierie imprudent. Elles commentent exclusivement les grosses sorties et, lorsque ce n’est pas le cas, celles des copains et des auteurs maison (elles sont en général affiliées à une maison d'édition) pour doper leurs ventes. Quand elles daignent vous accorder un entrefilet, c’est souvent pour vous descendre (justement parce que vous n’êtes pas un copain !) et ainsi donner aux lecteurs une fausse impression d’impartialité. 

Dans l'épisode 2 de notre mini série, nous nous intéresserons aux sites Internet spécialisés (SFFF, bien sûr ! Pas pornographiques, malheureux !) 


dimanche 21 septembre 2014

En attendant la vague

Il y a des périodes comme ça. De creux. De solitude. De doute. Rien ne bouge ou si lentement qu’on jurerait que tout s’est figé. Pétrifié. On se dit alors avec un curieux détachement non dénué d’angoisse, qu’on pourrait bien rester ainsi le reste de notre vie. Les bras et les idées ballants, dans l’attente d’une improbable vague.
J'attends cette vague qui m'emmènera plus loin et qui me révélera d'autres rivages, d'autres horizons. La vague qui me donnera vraiment envie d'écrire.

jeudi 11 septembre 2014

Yves-Daniel Crouzet invité des vendredis littéraires de Lire à Saint-Etienne sur RCF

C’est confirmé : je serai l’invité de messieurs Jacques Plaine et Jean-Claude Duverger à l’émission littéraire « A plus d’un titre » qui sera enregistrée en public et diffusée sur RCF les 8 et 10 novembre prochain.
J’y parlerai de mon nouveau livre « La plus grande ruse du diable et autres récits fantastiques » (Ed Dreampress.com) et de mes projets.

En attendant, c’est l’occasion avec ces quelques photos, de se souvenir de mon premier passage à cette émission pour la promotion de mon premier roman « Les Fantômes du Panassa ». C’était le 23 avril 2010 (déjà !)


L'auteur entre Jacques Plaine et Anne-Marie Vergon 


Sourire pendant la chronique de M. Jacques Plaine

lundi 8 septembre 2014

Ecrire c’est comme le vélo

Je comprends mieux à présent les propos de certains éditeurs qui à l’origine se rêvaient écrivains, mais qui pour diverses raisons ont basculé du côté obscur. « Je n’ai plus le temps d’écrire ! », disent-ils les yeux larmoyants mais la canine avide. « Impossible de concilier les deux ! »
Il n’en est heureusement pas tout à fait de même pour les anthologistes / écrivains. Certains ont même su mener de concert et avec bonheur les deux activités (Isaac Asimov, Damon Knight, August Derleth, Dennis Etchison, Richard D Nolane, pour ne citer qu’eux). J’ai toutefois été surpris par le travail que demandait la sélection des textes, puis la réalisation d’un recueil réunissant une vingtaine d’auteurs.
Je n’ai guère pu écrire pour mon propre compte depuis le début de cette aventure en mars dernier et je pressens que je vais avoir bien du mal à me remettre au roman que j’avais commencé en… heu… - Ouh, je préfère ne pas y penser ! - avant la sortie de l’anthologie « Moisson d’épouvante » en novembre.
Entre deux échanges avec les auteurs retenus pour figurer au sommaire de l’antho ou avec Benoît Domis mon éditeur bien-aimé, j’ai donc voulu vérifier en ce sympathique mois de septembre plein de bonnes résolutions, si je n’avais pas trop perdu la main. Le résultat a été mitigé et laborieux, mais j’espère avoir fait sauter quelques verrous. Dans le lot, il y a peut-être même une bonne histoire. L’écriture c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Mais c’est d’abord une question de travail. D’entraînement. D’acharnement. Ecrivez, écrivez, il en restera toujours quelque chose ! Et peut-être même parviendrez-vous à être publié !

mercredi 3 septembre 2014

lundi 1 septembre 2014

Moisson d'épouvante chez Dreampress.com : les auteurs au sommaire !

Vous êtes nombreux (mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs, mais aussi mes enfants, ma femme, mon ex, mes maîtresses, ma tante Adélaïde. Bref mon lectorat habituel !) à me demander des nouvelles de l’anthologie « Moisson d’épouvante », que je dirige aux éditions Dreampress.com et qui paraîtra en novembre prochain.
A la demande générale moins une voix (mon fils s’en fout complètement. Qu’est-ce qu’il peuvent être ingrats à cet âge-là ! 28 ans, c’est vraiment l’âge égoïste !), je vais donc vous livrer la liste des heureux nominés en exclusivité mondiale (ni les qataris, ni Canal+, n’ont pu m’en arracher les droits !)
Sauf revirement de dernière minute (il faut être prudent avec les auteurs, je suis bien placé pour le savoir !) figureront donc au sommaire :

Frédéric Livyns
Elodie Beaussart
Olivia Billington
Sébastien Eres
Eva Aernout
Franck Labat
Neil Jomunsi
François Fierobe
Guillaume Suzanne
Jason Martin
Philippe Goaz
Julien Ancet
Daniel Morellon
Milora
Nicolas Saintier
Alexandre Ratel
Sham Makdessi
Thomas Spok
David Mons

Dans le lot, on trouve donc beaucoup d’auteurs dont se sera la première publication. J’aimerais vous dire que c’est un choix délibéré, que la jeunesse c’est l’avenir et patin-couffin, mais en réalité c’est juste qu’ils étaient meilleurs que les autres.
Les corrections sont en cours. Tout comme la rédaction des indispensables introduction et présentations des auteurs par l’anthologiste que personne ne lit mais qui demandent beaucoup de travail.
Dès que j’ai des nouvelles de la couv’, je reviens vers vous c’est promis !

mercredi 27 août 2014

L'étrange Librarium donne son avis sur « La plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques »

L'étrange Librarium se penche sur le cas de « La plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques » :

Extraits :
(...)
De l'enfant que le père protège des monstres nocturnes en lui faisant croire qu'il faut jouer à "chat", de la grand-mère que ses petits enfants pensaient morte mais qui revient au domicile familial au petit garçon qui veut le numéro de téléphone du Diable, Yves-Daniel Crouzet nous entraîne dans un univers fantastique riche et palpitant.
Les courts récits sont efficaces et font sans peine frissonner. Démarrant pour la plupart sur des bases ancrées dans un quotidien tout ce qu'il y a de plus normal, les nouvelles ne tardent pas à nous faire basculer dans l'épouvante à l'état pur.
(...)
Nul doute qu'il a signé un pacte avec le Diable lui-même pour regrouper tant de démons dans un même livre ! L'assemblée de monstres qu'il convoque est éclectique et effrayante, parfaite pour frissonner lors des chaudes journées d'été.

Lady Fae

Merci à Lady Fae et à l'équipe de l'étrange Librarium  !

(Pour voir tous les avis sur LPGR2D, c’est ici ! Pour lire l'interview de l'auteur c'est !)

vendredi 15 août 2014

Learning by doing

Je dois être masochiste. Ce que je déteste le plus dans le processus d'écriture - et je ne suis certainement pas le seul ! - c'est la phase interminable des corrections. C'est pénible, ingrat, souvent désespérant et... foutrement nécessaire !
Eh bien, c'est ce que je m'inflige actuellement avec l'anthologie "Moisson d'épouvante" à paraître en novembre prochain chez Dreampress.com. Et tout ça sans même avoir eu le plaisir d'écrire une seule ligne. Sans le bonheur, la jubilation de la création, puisque je m'échine sur les textes d'autres auteurs.
Dieu merci, dans leur ensemble les nouvelles que j'ai retenues étaient propres et nécessitaient peu de travail. Mais pas toutes. Pas toutes. Et là, il est parfois difficile de déterminer la frontière entre correction et intrusion (à savoir la réécriture partielle du texte). Une chose est certaine : pour ne pas avoir à me poser la question la prochaine fois je serai encore plus vigilant sur la qualité littéraire des textes lors de la sélection.
On apprend en faisant. C'est valable pour tout le monde.
Pour les auteurs et pour les anthologistes aussi.

mardi 29 juillet 2014

Pendant l’été les affaires continuent !

Bon d’accord c’est l’été, mais ce n’est pas parce que je ne dis rien qu’il ne se passe rien !
Bien au contraire ! La preuve par quatre :

- Ma nouvelle « La compassion de Cthulhu », parue en février dernier chez L'Ivre-book, a été retenue pour participer au prix Masterton
- « La Plus grande ruse du diable et autres récits fantastiques » bénéficie d’une nouvelle chronique sympa sur le blog RêvezLivres
- Une de mes nouvelles récemment refusée par AOC a été retenue par une revue canadienne de référence (plus de précisions sur ce blog dès que possible)
- Les relectures de Moisson d’épouvante à paraître chez Dreampress.com, se poursuivent avec les auteurs. Il reste encore une poignée de textes à revoir avant que je ne vous communique la liste officielle des heureux gagnants.

Pas mal pour un milieu d’été, non ?

mercredi 2 juillet 2014

Appel à texte Moisson d'épouvante - Dreampress.com - premières impressions.

Presque 140 nouvelles - soit plus de 3 millions de signes - reçues en 3 mois ! C’est beaucoup pour un seul homme qui doit séparer le bon grain de l’ivraie. Et comment discerner ? Comment savoir ? Parfois c’est évident, dans un sens comme dans un autre. Parfois, ça l’est moins. Le couperet doit tomber et les doutes et hésitations voler en éclats. Il faut trancher. Tailler. Une double lecture n’y change rien. Le choix est subjectif. Forcément. Il fera un(e) heureux (se) ou un(e) malheureux (se) à l’autre bout de la chaîne. C’est comme ça. Il faut l’accepter. Je comprends mieux à présent la situation du sélectionneur moi qui, jusque-là, ai toujours été du côté du joueur.
« Tous des cons, incapable d’apprécier le talent ! » Combien de fois me suis-je tenu ce genre de réflexions ?
Zut, j’ai franchi la ligne. Je suis devenu le « connard » qui dit non. En plus, je le fais sans ménagement, sans explication. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, notez bien, c’est juste que je n’ai pas le temps. Il m’y reprendra Benoît Domis à me jeter dans cette galère. Si j’avais su à quoi je m’attendais… Même plus le temps d’écrire pour moi.
En plus, je dois dire « non » à des copains. « Non », à des gens qui sont eux-mêmes éditeurs. Putain, c’est sûr que lorsqu’ils me refuseront un texte la prochaine fois, je ne manquerai pas de me demander si c’est parce que… Mais non, ce genre de choses n’existe pas. Les éditeurs sont intègres. Seule la qualité des textes compte. C’est sûr, n’est-ce pas ? Hein ?
On peut toujours rêver…
Les chiffres de ventes de ce premier « moisson d’épouvante » ont intérêt à être bons, sinon je remballerais ma panoplie d’anthologiste pour un job plus confortable, celui d’auteur. Qu’il aille au diable le Benoît !
140 textes, vous dis-je. Des vampires, des zombies, des psychopathes, des fins du monde en veux-tu en voilà. Et beaucoup de mal-être. Récits à la première personne. « Je » et « Moi ». « Je » est roi. Règlements de comptes. « Papa, maman, pourquoi m’avez-vous fait ça ? » « Société, je te hais ! », « A quoi bon vivre dans ce monde pourri ? » « Ténèbres, venez à mon secours ! »
L’appel du glauque. Relents de désespoirs. Des textes qui sont rarement de la littérature (même de genre), plutôt des cris de douleur ou de colère. Jets de biles. Venin littéraire. Et moi qui pensais me marrer avec un AT dans la tradition des EC comics ! Que nenni ! Personne ne connaît ! La bit-lit est au pouvoir ! Emos, gothiques et autres sombres romantiques. Je suis malheureux, donc j’existe.
Fuck ! Ben non. Moi j’ai envie de rire pas de pleurer. Parce que le rire est le dernier rempart avant la folie et la mort. Tant qu’à s’ouvrir les veines autant le faire en riant.
Mais peut-être suis-je trop vieux. Mon adolescence est trop lointaine. Cet appétit de mort me fait peur maintenant. Je suis devenu… sensible. Bon sang, c’est affreux ! Docteur, est-ce que ça se soigne ?
A l’heure où j’écris ces lignes j’ignore encore combien de textes seront au sommaire de « Moisson d’épouvante » mais sachez, amis lecteurs, qu’en pénétrant dans ce recueil vous n’abandonnerez pas toute espérance !

samedi 21 juin 2014

La plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques - plus qu'un avis : une excellente critique !

Des critiques comme celle-ci on ne s'en lasse pas !

"Si le propre du fantastique est d'introduire un grain d'irrationnel dans les rouages du réalisme et de semer le doute et l'effroi dans l'esprit du personnage, Yves-Daniel Crouzet se révèle un virtuose du genre. En pire. Il joue avec, il s'en amuse, il le dévoie à l'envi. L'exemple le plus probant est indéniablement celui de la nouvelle qui donne son titre au recueil, « La plus grande ruse du Diable ». Réaliste au début, elle devient fantastique à la faveur de l'imagination débordante du narrateur, auteur de surcroît – on aura deviné son genre de prédilection –, puis redevient réaliste grâce à un imprévu rebondissement qui lui fait comprendre sa méprise, pour basculer de nouveau dans le fantastique après qu'il s'est souvenu de ce que lui disait sa grand-mère : "La plus grande ruse du Diable, c'est de faire croire aux gens qu'Il existe pas". le personnage-narrateur est en proie ici à des changements de perspectives, les mêmes que ceux que nous fait subir l'auteur. En d'autres termes, il nous promène. Pour notre plus grand plaisir de lecture, car aucune nouvelle ne ressemble à une autre, toutes sont de petites perles à découvrir, les yeux écarquillés.
En effet, Yves-Daniel Crouzet mêle audacieusement les genres, créant des associations tout à fait étonnantes. Ainsi une nouvelle fantastique devient-elle allégorique, comme « Cat People » où un père et son fils tentent d'échapper aux Chats, d'effrayantes créatures meurtrières dont les descentes nocturnes ne sont pas sans rappeler les terribles rafles de l'Histoire. Une autre entremêle SF et fantastique comme « le retour de Mamie Framboise » où un couple fait appel à la Clinique de la Renaissance et de la Seconde Chance pour faire revivre feu la mère de madame (toute allusion à Feydeau est tout à fait fortuite). Un polar, « Les Griffus », tourne au fantastique gore, au cours d'une enquête sur des blessures relevées par la maîtresse sur le corps de son élève. « Martin » dont le réalisme s'épuise jusqu'à un absurde kafkaïen, met en scène le personnage éponyme se décuplant à l'infini. Mieux encore, une parodie de récit fantastique ! le genre mis à l'épreuve dans « La transmigration de Charles Edberg » qui tourne en dérision les récits ésotériques. Pétillant et jubilatoire !
Yves-Daniel Crouzet, il faut bien le dire, fait voler en éclats les catégories littéraires, martelant ainsi que, oui, la littérature, c'est avant tout du vivant. Il nous le ressasse depuis le premier mot jusqu'au dernier. Et c'est pour cette raison que, pour lui, faire de la littérature, ou si vous préférez, écrire, c'est encore la meilleure façon de conjurer la mort.
Oui, mais si ça ne marchait pas ? se demande-t-il, par pur plaisir du frisson. Si un autre grain se glissait dans la machine à écrire des histoires et mettait en péril son action préventive ? Il n'en faut pas davantage pour la remettre en marche. C'est tel auteur de récits fantastiques, décédé en pleine élaboration d'un récit, que sa fille, possédée par l'inspiration, viendra achever dans « L'appartement du père », ou tel autre, Yves-Daniel C… (!), retrouvé sans vie sur le clavier de son ordinateur, terrassé par une de ces muses moins inoffensives que les autres, « plus inquiétantes, perverses, dangereuses [qui] se meuvent dans de sombres abysses. » Cette inspiration assassine de « La pêche aux muses », en clôture du recueil, renvoie évidemment au « démon qui hurle dans votre tête », évoqué dans « le rêveur aux pieds d'argile », en ouverture du livre. Dans ce récit d'une pudeur délicate, le narrateur, derrière lequel se distingue nettement l'auteur, tant la transparence est grande, relate l'épisode inaugural, fondateur, de son écriture : le décès de son ami, alors qu'ils étaient tous deux adolescents et inséparables. « Et trente ans plus tard, c'est toujours et encore la voix d'ange déchu de mon ami Camille, qui murmure à mon oreille et me pousse à écrire. » le souffle de l'inspiration se substitue à celui de l'expiration.
Une fois encore, Yves-Daniel Crouzet joue avec les codes du genre pour le teinter ici d'autobiographie. La ligne droite, c'est la mort, nous laisse-t-il entendre. Faisons-lui confiance pour continuer à la forger, encore et encore, malicieusement, en de diaboliques arabesques."

Par Caltlo sur Babelio

vendredi 30 mai 2014

Ténèbres 2014 : 14 nouvelles inédites

La couverture complète et définitive de Ténèbres 2014 qui vient de partir chez l'imprimeur.
Le site a été mis à jour (autrement dit : on peut déjà commander...)

dimanche 25 mai 2014

YOZONE donne son avis sur La Plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques

François Schnebelen de Yozone chronique LPGR2D ! 

La voici en version intégrale :

Les recueils de nouvelles, de surcroît de fantastique et d’un auteur français, sont assez rares pour que cette initiative attire l’attention, surtout que « La plus grande ruse du Diable & autres récits fantastiques » met à l’honneur Yves-Daniel Crouzet. 
Ses dernières apparitions dans « AOC » et « Brins d’Éternité » étaient suffisamment marquantes pour éveiller une légitime curiosité.

Dix-neuf récits, dont les sources d’inspiration nous sont données en fin de volume, figurent au sommaire : 9 inédits, les autres étant parus dans divers revues, fanzines et magazines. 
Avec une telle variété, il n’est pas étonnant que certains titres laissent plus de traces que d’autres. Comment oublier cette grande peluche laissée au bord de la route et recueillie par un bon père de famille voulant faire plaisir à ses enfants (“Pandy Panda”) ? Ou encore ce fonctionnaire se vengeant sur des pigeons, car des travaux l’obligent à marcher (“Le pigeon”) ? 
Les exemples de la sorte sont nombreux. Yves-Daniel Crouzet possède l’art et la manière de s’engouffrer dans les brèches du quotidien, de développer un rien pour en tirer la substantifique moelle fantastique. 
Parfois, il en appelle aux grands anciens (Clark Ashton Smith, Lovecraft...), avec un cas de possession dans “L’appartement du père”, une nouvelle remplie d’émotion, ou encore “Scène de crime”, un texte sanglant qui devient inquiétant avec la découverte d’un livre ésotérique. 

L’auteur se renouvelle sans cesse, on n’éprouve pas l’impression de lire la même chose, il sait varier les effets, les sources d’inspiration. “Cat People” n’est pas sans lorgner du côté de la SF. Le monde change en mal, sortir de chez soi pour se nourrir revient à risquer sa vie. Pour un enfant, cela ressemble à un jeu, mais peut-il en comprendre le danger ? “Le retour de mamie Framboise” à la maison rend ses petits-enfants heureux, mais un sentiment de malaise plane. N’était-elle pas morte ? 

L’horreur n’est jamais loin. Sous un soleil étouffant, marcher tient du supplice, aussi lorsqu’une caravane apparaît au bord d’une route isolée, faire une pause semble une bonne idée... “Sur la route”, un autre exemple de l’imagination perverse d’Yves-Daniel Crouzet. 
Dans “Les Griffus”, la police soupçonne des parents de maltraitance, la fillette en donne tous les symptômes, mais contre toute raison son état ne cesse d’empirer. Une nouvelle qui remue les tripes, car une enfant en est victime. 
D’ailleurs les enfants sont souvent la proie de forces qu’ils ne maîtrisent pas. Déjà dans le ventre de leur mère, ils peuvent souffrir de l’attitude égoïste des adultes (“Bonzaï”). La nouvelle donnant le titre de ce recueil “La plus grande ruse du Diable” est symptomatique de cette volonté d’ancrer les histoires dans un quotidien qui dérape, en devient inquiétant. Une question anodine débouche sur une conversation téléphonique surréelle. Là, l’auteur joue aussi bien avec le père effaré qu’avec les lecteurs. 

Les vieillards ne sont pas oubliés. Dans le cas de “La transmigration de Charles Edberg”, un milliardaire a investi une fortune pour ne pas mourir. Il ne recule devant aucun sacrifice... “La ritournelle” met en scène une vieille femme possédant une maison convoitée par un agent immobilier, voyant là une façon de faire fortune. Qui sera le plus malin ? 

À l’occasion, un thème que l’on n’attendait pas du tout réussit à nous surprendre, c’est le cas de “Blanche” avec un agriculteur solitaire et de triste réputation découvrant une femme nue. Il la recueille en premier lieu pour assouvir ses plus bas instincts, puis il se prend d’affection pour elle, même lorsqu’elle commence à dépérir. Une très belle nouvelle à l’idée forte. 
L’auteur use même de la case intimiste dans “Écho” qui nous laisse le temps de quelques pages souffler en agréable compagnie. 

Même si certains textes apparaissent plus lisses, impriment moins notre mémoire, il n’y a rien à jeter. Chaque titre apporte sa pierre à l’édifice et rend ce recueil d’autant plus recommandable. Yves-Daniel Crouzet s’avère diabolique, il joue avec ses lecteurs comme un chat avec une souris. Son imaginaire s’abreuve notamment de notre quotidien, lui donnant un autre relief. Avec lui, une situation innocente, un fait anodin ou normal peuvent déraper vers quelque chose d’effrayant. Attention à l’effet d’accoutumance, à ne pas chercher ce qui est caché dans notre vie de tous les jours, sous peine de jeter d’incessantes œillades derrière nous dans la peur qu’une porte vers l’inconnu s’ouvre. 
L’imagination d’Yves-Daniel Crouzet déteint déjà sur nous ! 

23 mai 2014



samedi 17 mai 2014

Papillonite très bientôt dans Ténèbres 2014

De quand date « Papillonite » ? De la canicule de 2003 exactement, tout au moins dans sa version première.
C’est assez incroyable de voir ainsi resurgir plus de dix ans plus tard, un texte qui évoque pour moi autant de souvenirs.
La papillonite (terme employé notamment en Guyane) ou lepidoptérisme, est une affection cutanée provoquée par les poils urticants de certains papillons nocturnes tropicaux. Très impressionnante, elle provoque de vilaines et douloureuses lésions. Ayant vécu en Guyane, j’en sais quelque chose.
En cet été 2003, la canicule avait relancé les spéculations des spécialistes sur les conséquences du réchauffement de la planète et le risque de voir se développer sous nos latitudes tempérées des affections et maladies jusqu’alors réservées aux climats tropicaux (paludisme, dengue, chikungunya, etc)
Il régnait alors à Paris une atmosphère moite et sensuelle. Les bureaux surchauffés dégorgeaient leurs employés dès cinq heures, les quais de Seine étaient remplis de monde, les terrasses de café ressemblaient à celles de la Côte d’Azur, les plans d’eau étaient pris d’assaut. La mort rodait certes, mais elle n’était pas la seule. Une sensualité sourde était aussi au rendez-vous. Les corps alanguis, dénudés, luisants, lascifs, aspiraient à de brèves et flamboyantes étreintes.
« Papillonite » est née de ce climat particulier, fruit de ma perception du monde qui m’entourait. J’ai voulu en faire un texte fiévreux et oppressant où l’amour et la mort sont tous deux au rendez-vous.
Comme en cet été de la grande canicule.

mardi 13 mai 2014

La plus grande ruse du Diable : chronique de Psychovision

Psychovision.net est un site dédié au monde de l'étrange, du macabre et du fantastique.
On y trouve des critiques de livres, de films, de bédés, des interviews, des dossiers, des fiches sur les auteurs etc.

Le site m'offre ma première critique de mon recueil "La plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques" paru récemment chez Dreampress.com 

En voici le début :
"La plus grande ruse du diable est donc un recueil de nouvelles fantastiques et horrifiques signé Yves-Daniel Crouzet, contenant 19 textes, 19 histoires, 19 atmosphères angoissantes qui prennent souvent place dans un quotidien d'une banalité affligeante jusqu'à ce que l'horreur trouve une faille, une brèche pour s'y engouffrer, nous emmener à une conclusion macabre. Des nouvelles qui font aussi le tour de la carrière de l'auteur, de ses débuts à aujourd'hui.

Certaines nouvelles prennent ainsi place dans la vie de l'auteur, sans forcément être autobiographique comme celle qui ouvre et celle qui ferme ce recueil. La première met en scène deux adolescent amateurs de jeux de rôle sombrant dans la drogue et la deuxième met en scène l'auteur lui-même tué par la nouvelle qu'il était en train d'écrire. Les deux parlent finalement de l'inspiration, d'où elle peut venir et jusqu'où elle peut emmener..."

Pour lire l'article complet c'est ici : La Plus grande ruse du Diable 

dimanche 11 mai 2014

30000 vues au compteur !

Dimanche 11 mai 2014 21h04 :
30000 vues pour 216 articles et 387 commentaires !

Top 10 des articles de mon blog :

Top 10 des articles de mon blog :

1 - Réponse des éditions "Le Cherche-Midi" : 318 vues
2 - Drôle d’endroit pour une rencontre : 290 vues
3 - Réponses des éditions Gallimard et Belfond : 253 vues
4 - Pourquoi il est important d’acheter directement « La plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques » à l’éditeur ? : 220 vues
5 - Réponse des éditions Pascal Galodé : 210 vues
6 - Refus des éditions Critic : 204 vues
7 - Revue Ténèbres 2011 - Dreampress.com :145 vues
8 - « Triades sur Seine » en rupture de stock chez Amazon ! : 139 vues
9 - La plus grande ruse du diable... état d'avancement du projet : 135 vues
10 - Blacksad par Juanjo Guarnido au 16ème salon du polar de Montigny-Lès-Cormeilles : 134 vues


CQFD : Ce sont surtout des auteurs et apprentis auteurs qui fréquentent mon blog (ce qui est un peu sa vocation) et… que je ferais bien de me mettre à la bande dessinée ! 


vendredi 9 mai 2014

Du côté de chez Pinhead !

Bonne surprise !
Il y a de cela 4 ou 5 semaines, Benoît Domis m'a appelé au sujet du prochain numéro de Ténèbres (le millésime 2014 donc) et m'a demandé si ma nouvelle "Papillonite" que j'avais naguère envoyée à son confrère Daniel Conrad pour l'anthologie Dark-en-Ciel, était toujours disponible.
Elle l'était. Il m'a donc proposé de l'intégrer dans le nouveau Ténèbres qui sortira ce mois-ci.
"Dacodac !" lui ai-je aussitôt répondu, ravi.
En avant-première voici la couverture de l'antho ainsi que le sommaire que je partage avec une ribambelle d'auteurs talentueux (c'est certain !) que je vous invite à découvrir.

Au fait, sympa non, le clin d'oeil à Hellraiser et à Pinhead ?

Sommaire :
Petite Miss à mort, THOMAS BARONHEID
Le naufrage du Yellow Rose of Texas, ALAN GUILLOUX
Reines d’Égypte, ANNE ESCAFFIT
ArianRoad, HELENE MEIGNIN
Cher journal, CORINNE PHILIPPE
La porte rouge, WILLIAM MEIKLE
Mon dernier voyage, JENNIFER FLAJOLET-TOUBAS
Une aventure pétersbourgeoise, JEAN PEZENNEC
La vengeance à huit pattes, JEFF STRAND
La dame en gris, RAPHAËL ROUSSEAU
Papillonite, YVES-DANIEL CROUZET
Troubles, NATHALIE SERVAL
Ils entrent par les murs, BONNIE JO STUFFLEBEAM
Chiens errants, JAMES COOPER

samedi 3 mai 2014

Le Village

Bon, voilà c’est terminé. Je vais pouvoir passer à autre chose. A la direction de l’anthologie « Moisson d’épouvante » que m’a confiée Benoît Domis des éditions Dreampress.com par exemple. Oh, ne croyez pas que je l’ai négligée. J’ai accusé réception de tous les textes et lu la plupart de ceux qui m’ont été adressés. Séparé le bon grain de l’ivraie. Mais j’avais la tête ailleurs, voyez-vous. Dans le passé. A mon histoire sur la guerre de 14-18.
153000 signes au final. Soit une centaine de pages. Commencée le 21 février, terminée le 1er mai. Propre enfin. Je crois.
Je me suis rendu compte que ça pourrait faire un bon texte jeunesse. Action. Aventure. Emotion. Pédagogie. Faut dire que j’ai bossé le contexte. Que je me suis imprégné des événements de la bataille de Verdun. Approprié le vocabulaire de l’époque.
Et tout ça à cause – ou plutôt grâce – à une simple visite sur ces lieux surchargés d’histoire en février dernier. Quelle émotion ! L’envie d’écrire a été immédiate quand je suis passé dans le village fantôme de Douaumont à la tombée de la nuit. Mon imagination a été marquée à l’eau-forte.
Là c’est fini. Le texte peut vivre sa vie. Il est prêt pour ça.
Pour la première fois je me tourne vers de nouveaux éditeurs. Jeunesse. Ado. Jeune adulte. Un monde nouveau pour moi. Recherches. Envoi de courriers électroniques et autres formulaires pour savoir si ce genre d’ouvrage et surtout le format (la novella) sont susceptibles de convenir aux (trop) nombreux éditeurs et collections. Ensuite j’enverrai le texte par messagerie (c’est cool, beaucoup de maisons acceptent) et en version papier pour les autres. Attendre ensuite. Attendre.
Si ça ne marche pas je démarcherais des éditeurs SFFF. Je suis assez confiant. C’est un bon texte. Peut-être pas mon meilleur, mais pas loin. Celui pour lequel je me suis le plus investi en tout cas. Dont je suis sans doute le plus fier, comme l’artisan peut être fier de son travail. Un texte qui m’a appris de nouvelles choses sur le métier d’écrivain. Sur la nécessité d’avoir un bon sujet, mais aussi une envie forte, une bonne histoire, de s’attacher à la crédibilité. D’avoir de la rigueur.
– Et comment il s’appelle ce petit chef d’œuvre ? », raillez-vous.
– « Le Village » mon cher. « Le Village », mais ça n’a rien à voir avec le film du même nom.

Et comme vous êtes sympas en voici l’accroche :

Guerre de 14-18 : non loin de Verdun un fort est assiégé par l'armée allemande. Privé de moyens de communication avec l'extérieur, le commandant et ses hommes se savent perdus.
Un jeune soldat, Joseph, décide alors de tenter une sortie pour rejoindre une autre place forte située à quelques kilomètres de là pour y demander de l'aide.
Pour cela, il va devoir traverser les lignes ennemies et échapper aux obus qui pilonnent sans répit le champ de bataille.
En chemin, il découvre un étrange village qui semble avoir échappé à la guerre. Un village où les habitants, complètement étrangers au conflit, célèbrent la fête des semailles et du renouveau. Il y rencontre d'autres soldats réfugiés, Français mais aussi Allemands, ainsi qu'une jeune villageoise, Anna-Madeleine, qui cherche à le retenir.
Mais Joseph ne peut se résoudre à abandonner ses compagnons restés au fort. Fuyant le village, il poursuit son chemin et délivre son message au poste français le plus proche.
Chargé de porter la réponse du QG, il doit retourner au fort avec dans le cœur le secret espoir de retrouver en chemin la jeune fille et le Village, dont il n'est pas certain qu'ils n'ont pas été qu'un rêve...


vendredi 25 avril 2014

La Plus grande ruse du Diable : avis du gagnant du concours organisé par Dreampress.com

Thomas Baronheid, le gagnant Belge du jeux organisé en mars dernier par les éditions Dreampress.com et moi-même, pour recevoir un exemplaire de mon recueil "La plus grande ruse du diable", revient sur sa lecture et ça fait plaisir :

"Salut Yves !
Comme promis, je reviens vers toi après la lecture de ton recueil que j'ai plutôt apprécié ! Et particulièrement : Le rêveur aux pieds d'argile (un texte vraiment sensible), Cat People (pas forcément original mais sans doute mon préféré grâce à l'ambiance et au manque d'infos sur ces fameuses créatures), l'appartement du père (j'ai aimé cet espèce de passage de flambeau pas forcément naturel), Martin (une histoire à la fois simple, absurde et effrayante), Scène de crime (Encore un coup du Necronomicon ? La fin est surprenante), Blanche (intrigante d'un bout à l'autre), Écho (simple et touchante) et Pandy Panda (classique mais efficace). C'est bien écrit et on sent que tu as beaucoup bougé dans ta vie. Je ne te connaissais pas en tant qu'auteur et j'ai pris plaisir à découvrir ta plume, merci pour ces bons moments de lecture."

Gentiment, il a publié sur FB :

"Thomas Baronheid, vient de terminer la lecture du recueil "La plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques" dYves-Daniel Crouzet, estimé collègue, et ça vaut la peine ! (Et non, je ne dis pas ça parce que je vais participer à son AT). Si vous êtes fan d'horreur, d'épouvante et de fantastique, vous apprécierez sûrement de découvrir ces 19 textes bien menés et dont beaucoup avaient déjà été publiés dans divers fanzines avant d'être rassemblés sous la direction de Benoît Domis, éditeur de la fameuse revue Ténèbres. Si c'est pas un signe que ça vaut le coup, ça ! Foncez, vous ne le regretterez pas !"

Ça donne faim : j'ai hâte maintenant d'avoir d'autres avis !
Merci Thomas !

samedi 19 avril 2014

News du Net

Quelques retours forts sympathiques sur mes dernières publications :

La Plus Grande Ruse du Diable : Psychovision & Yozone

"Je répare tout" - Brins d'éternité N°37 : Yozone  & La Horde Geek

"Invasion en Jaune" - AOC N°31 : Yozone

lundi 14 avril 2014

Détumescence et désir

On y prend goût. C’est bien agréable d’avoir une activité littéraire fournie. Une nouvelle ici, un récit là. Format papier ou électronique. En France ou au Canada. En revue ou en recueil. Un salon du livre à Paris, un autre à Bagneux.
Oui, on y prend goût. Alors, quand ça s’arrête on est en manque. Aux abois.
Heureusement, je n’avais pas cessé d’écrire. Ça occupe bien l’esprit.
Là, je viens de terminer une longue nouvelle, presque un court roman – 140000 signes et des poussières. Genre : fantastique historique.
L’action se déroule en 1916 près de Verdun, pendant la première guerre mondiale. Une évidence, une illumination, après un bref séjour dans cette ville en février dernier. Il fallait que je l’écrive. L’idée s’est imposée à moi lors de la visite du village martyr de Douaumont à la nuit tombante. La terre là-bas, reste encore imprégnée de tellement de cicatrices. L’atmosphère y est encore si lourde et oppressante.
Dès mon retour à Paris je me suis lancé. Le crayonné de l’histoire a été réalisé en deux jours. 70000 signes. Il ne me restait plus qu’à donner de la chair et de la substance à cette ossature. J’ai donc lu des témoignages, des livres historiques achetés là-bas et ramenés dans mon sac à dos. Internet fut ensuite une véritable mine de renseignements. Il fallait que mon texte soit crédible, ancré dans la réalité des événements. Un travail de mémoire. Une obligation morale aussi. J’espère y être parvenu.
Je vais le laisser reposer un peu maintenant. Dans quelques semaines, j’en ferai une ultime relecture et ensuite je l’enverrai à quelques éditeurs. Je ne sais pas encore lesquels. J’ai envie de cibler des éditeurs généralistes et, pourquoi pas, jeunesse pour commencer. Les éditeurs de SFFF risquent en effet de le trouver trop long et trop classique. 
C’est vrai qu’elle manque de vampires, de monstres et de morts-vivants mon histoire.  
Mais des horreurs et des morts il y en a déjà eu beaucoup trop là-bas.
Et pas assez de survivants.

lundi 7 avril 2014

Bagneux 2014

Le festival Zone Franche 2014 a encore comporté son lot de belles surprises, de rencontres et de retrouvailles.
LPGR2D y a fait ses premiers pas en public. Et il a bien marché le bougre !
Ici, je suis avec Cyril Carau des Editions Sombres Rets, Emmanuelle Boreau et Anne Goulard
Mais où est Elie Darco ? Derrière l'appareil bien sûr !

jeudi 3 avril 2014

Festival Zone Franche de Bagneux 2014, comment y aller ?

Comme ça en passant...
Je serai samedi 5 et dimanche 6 avril au festival Zone Franche de Bagneux au stand des éditions Sombres Rets.
J'y dédicacerai les trois anthologies auxquelles j'ai participé chez eux (Etranges Voyages, le Monde de la Nuit, Histoires d'amour) ainsi que mes romans et recueils.
Venez nombreux (ça fait toujours plaisir !)


Comment y aller ? (pour les parisiens)

RER B : station « Bagneux » : traversez la nationale, puis remontez-la vers Paris (à droite). Vous tomberez sur ces signalisations au bout de quelques minutes (rue à gauche)
Bus : 188 (de la Porte d’Orléans) : arrêt « Pasteur-Meuniers » (jusqu’à 21h)
197 (de la Porte d’Orléans) : arrêt « Aristide-Briand »
388 (du métro Châtillon-Montrouge) : arrêt « Pasteur-Meunier »

mardi 1 avril 2014

L'hôte

Vous le savez, il est rare que j’écrive une histoire pour répondre à un appel à textes. Je déteste ça et, en plus, ça ne me réussit guère. En général, je regarde donc dans mes tiroirs pour vérifier si je n’ai pas une nouvelle qui colle plus ou moins au thème imposé. C’est souvent le cas, car il faut bien reconnaître que l’imagination est rarement au pouvoir dans ce domaine. Sauf que là rien ! Que dalle ! Nada ! Nib ! Le sujet était « Partir / Le voyage » 
Mon pote Cyril Carau des Editions Sombres Rets m’avait dit : « Avec tous les voyages que tu as fait, je compte sur toi. Ça ne devrait pas te poser trop de difficultés ! » Imaginez mon malaise !
Sauf que moi, si j’écris dans le domaine des littératures de l’imaginaire, je reste terriblement prosaïque et casanier. Pas de voyages aux confins du cosmos ou dans les entrailles de la terre. Dans un passé lointain ou un futur impossible. Mes récits, pour la plupart, se passent dans le présent. Chez moi. Chez vous. Ici et maintenant.
Donc je n’avais rien à proposer et j’en étais bien marri parce qu’il s’agissait d’un appel à textes fermé auquel j’avais été convié et, vous en conviendrez avec moi, lorsqu’on vous admet dans un club privé, c’est faire affront à son hôte que de se défiler.
Cependant, inconsciemment, le thème de l’AT a commencé à faire son chemin dans mon esprit. 
Pas besoin de bouger pour voyager. Et puis, il y a un avant et un après voyage, qui peuvent être intéressants à décrire. Il y a aussi des lieux prédestinés aux déplacements. Aéroports, gares, hôtels sont de ceux-ci. Le voyageur lui-même est un sujet d’études.
Ces éléments tournant sous mon crâne m’ont donné l’idée de cette histoire. Celle d’un stranger in a strange land.
Je précise qu'il s’agit de science-fiction. Enfin, je crois.
Mais pas de panique, ça se passe bien ici et aujourd’hui. Juste à côté de chez vous !

Vous pouvez commander l'anthologie ici : Etranges Voyages

mardi 18 mars 2014

Couverture de Brins d'Eternité N° 37 avec ma nouvelle "Je répare tout"


Je répare tout - Brins d'Eternité N° 37 - Hiver 2014

Je suis très fier de « Je répare tout. » (initialement baptisée « Comme des tourterelles ») que publie ce mois-ci Brins d’Eternité. Je crois que c’est, parmi toutes celles que j’ai écrites, une de mes histoires préférées.
L’idée de ce texte est partie d’une simple phrase, en fait du titre d’une nouvelle de Théodore Sturgeon. J’avais envie de m’éloigner du fantastique classique. Dans ma tête se bousculaient de grands espaces, des villes en ruine, des vampires, des morts-vivants, des robots, une fillette qui n’en est pas vraiment une, un petit garçon, une histoire d’amour impossible, des hordes affamées dans un Canada fantasmée, un ciel de plomb.
Un univers proche de Tim Burton comme l’a fort justement relevé par la suite le rédacteur en chef de Solaris

Autant vous dire que j’ai été très déçu quand ma nouvelle a été refusée par les deux revues que j’avais ciblées Fiction et Solaris :

Fiction :
"Comme des tourterelles", a passé un premier filtre pour être transmise au comité de lecture. Celui-ci a cependant décidé de ne pas la retenir. Outre son titre, elle a suscité des critiques quant à l'approfondissement des personnages, et à la répartition des rôles masculin/féminin, bien que le personnage principal soit une fille. 

Interrogation de l’auteur en retour :
Que voulez-vous dire par "répartition des rôles masculin/féminin" ?

Fiction :
La remarque, toute subjective, vient de quelqu'un au sein du comité de lecture, que le caractère féminin de l'héroïne n'a pas convaincu, lui ayant paru plaqué : le comportement d'un héros masculin aurait été, à ses yeux, pas très différent de celui de Sandy.

Dans ces moments-là on préfère se mordre la lèvre inférieure pour ne pas hurler. (ceux qui liront la nouvelle, comprendront)

Solaris :
"Comme des tourterelles", est la plus ambitieuse des trois nouvelles, la plus déjantée. Une sorte de fable qui a un côté Tim Burton. Si nous avions toute la place que nous voulions, je l'aurais peut-être acceptée. Mais nous recevons beaucoup de propositions: ce serait trop simple de séparer les textes que j'apprécie des textes qui m'ennuient. En réalité, le couperet doit s'abattre au sein des l'ensemble des textes qui auraient pu, en d'autres circonstances, être retenus. Ce n'est pas une science exacte et ça me donne l'air plus sévère que je ne voudrais l'être. Mais peut-être le suis-je, sévère? Alors vous êtes prévenu !

Une réponse alambiquée mais claire.

Alors à qui la proposer ensuite ?
A des fanzines français ? A des anthologies ? Non, pas cette nouvelle !

Finalement, je me suis tourné vers un fanzine québécois exigeant : Brins d'Eternité. Fanzine ? Oui mais un fanzine qui a maintes fois été honoré du Prix Boréal de la Meilleure activité fanique ou semi-professionnelle et qui rémunère ses auteurs. 
J’avais rencontré à mes débuts, son jeune rédacteur en chef Guillaume Voisine à Montréal (juste après la publication dans leurs pages de « L’échine du monde »). La revue a bien grandi depuis. S’est embellie. On n’est pas loin de la revue professionnelle. En bon rédacteur en chef Guillaume m’a demandé de retravailler un peu mon texte. C’était autrefois chose commune pour le responsable d’une revue de proposer des améliorations. Cela ne se fait plus guère (En France AOC Présence d’esprits effectue aussi ce travail et c’est tout à leur honneur) Sans doute les revues reçoivent-elles trop de textes et ne veulent-elles pas perdre de temps. Et puis, entre nous, pour faire un travail d’éditeur, il faut encore en avoir les compétences.
En tout cas, grâce à Brins d’Eternité « Je répare tout » a trouvé une terre d’accueil (la sienne puisque l’action se situe au Canada).

Peut-être un jour reviendra-t-elle de ce côté de l’océan et que vous pourrez la lire. (28/03/15 : c'est chose faite ! Voir ICI)

La chronique de Yozone

jeudi 13 mars 2014

Concours « La Plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques »

A l'occasion de la sortie de « La Plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques », je vous propose, en partenariat avec les Editions Dreampress.com de gagner un exemplaire de mon livre. Pour participer, c'est simple, il vous faut liker la page Facebook de Dreampress.com et répondre à la question :

A quelles couvertures (A, B, C…) correspondent les nouvelles suivantes (1, 2, 3…) :

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

1 - Le retour de mamie Framboise
2 - La transmigration de Charles Edberg
3 - Cat People
4 - Sur la route
5 - Une mère envahissante
6 - Echo
7 -Pandy Panda
8 - Le pigeon
9 - Scène de crime
10 – La plus grande ruse du diable
  
Question pour départager les vainqueurs : dans quel fanzine est parue la première nouvelle du recueil : « Le rêveur aux pieds d’argile ? »
  
Comment participer ?

 Likez la page Facebook de Dreampress.com 

- Envoyez votre réponse à l'adresse e-mail suivante : yvesdanielcrouzet@orange.fr

- Dans votre e-mail, vous préciserez « Concours La Plus grande ruse du Diable et autres récits fantastiques », vos coordonnées complètes : nom, prénom, adresse et pseudo éventuellement pour l'annonce du gagnant sur le blog et Facebook (seuls le nom, prénom ou pseudo seront bien sûr révélés).

- Une seule participation par personne/adresse postale/e-mail est autorisée.

- Dreampress.com offre une participation supplémentaire par personne si cet article est partagé sur un réseau social ou sur un blog (mettre le lien pour en attester).

- Le concours durera du 15 mars 2014 au 31 mars 2014 à minuit. S’il y a plusieurs gagnants c’est le premier à avoir donné toutes les bonnes réponses qui recevra le recueil LPGR2D. Le gagnant sera annoncé sur ce blog, ainsi que sur les pages Facebook de l’auteur et de Dreampress.com.

- Si un élément est manquant, votre participation ne sera pas prise en compte.

- En cas de perte du colis par La Poste, Dreampress.com et moi-même ne pourrons être en aucun cas tenus pour responsables.

- Le concours est ouvert aux extra-terrestres, vampires, morts vivants et monstres de tout poil, mais aussi aux habitants de France Métropolitaine et d'Outre-Mer, de Belgique, de Suisse, du Luxembourg et du Québec.


Bon jeu à tous !